
Visiter Amorgos en 2026 :
Que Faire, Randonnées et Plages
Un monastère blanc collé à trois cents mètres de falaise, la crique où s'est tourné le Grand Bleu, une épave rouillée au bout de l'île et cent kilomètres de chemins muletiers : le guide de la plus sauvage des Cyclades.
Pourquoi visiter Amorgos en 2026
Visiter Amorgos, c'est aller au bout des Cyclades, à la dernière île avant le Dodécanèse. Trente-trois kilomètres de long, moins de deux mille habitants, une seule route de crête et une côte est qui tombe à pic dans la mer. On y vient pour le monastère de Hozoviotissa, pour les sentiers et pour une eau que Luc Besson a filmée en 1988.
Comptez 4 à 5 jours pour en faire le tour sans courir. Il n'y a pas d'aéroport : le ferry met 8 à 9 heures depuis Le Pirée, 1 h 30 à 2 h 30 depuis Naxos. Une fois sur place, le bus relie les deux ports et la Chora, et le reste se gagne à pied ou en scooter.
Que faire à Amorgos : 8 incontournables
Du monastère suspendu à la pointe sud-ouest, classé du plus emblématique au plus confidentiel.
1Le monastère de Hozoviotissa
C'est l'image qui a fait la réputation de l'île, et elle ne déçoit pas. Une bande de bâtiment blanc, cinq mètres de large pour huit niveaux, collée à une paroi de calcaire à trois cents mètres au-dessus de la mer, sans autre appui que le rocher. La Panagia Hozoviotissa, qu'on trouve aussi écrite Chozoviotissa, a été fondée en 1017 et dotée par l'empereur Alexis Ier Comnène en 1088. On y monte par près de trois cents marches depuis la route, un quart d'heure de souffle court, et à l'intérieur on circule dans des couloirs si étroits qu'on se croise en se plaquant contre le mur. Les moines offrent à l'arrivée un verre de psimeni raki et un loukoum, coutume qui n'a jamais varié.
2La Chora et son kastro vénitien
Perchée à 400 mètres au milieu de l'île, la Chora a été bâtie tournée vers l'intérieur pour rester invisible depuis la mer, à l'époque où les pirates faisaient loi en Égée. Le résultat est un labyrinthe de ruelles dallées et rejointoyées à la chaux, fermé aux voitures, hérissé de moulins à vent sur sa crête et dominé par un rocher que couronne un kastro vénitien du XIIIe siècle. On y compte une quarantaine de chapelles, dont Agios Fanourios, si petite qu'elle tient trois fidèles debout. Le soir, la place centrale se remplit sans effort, et c'est le seul endroit de l'île où l'on traîne après minuit.
3Agia Anna, la crique du Grand Bleu
Sous le monastère, une route descend vers une chapelle blanche posée sur une dalle de roche, au bord d'une eau qui vire au bleu d'encre à trois mètres du bord. Luc Besson a tourné ici plusieurs séquences du Grand Bleu en 1988, et le décor n'a pas bougé d'un mètre depuis. La plage d'Agia Anna se réduit à deux langues de galets en contrebas, sans une once d'ombre ni la moindre buvette, ce qui décourage les foules et fait tout l'intérêt de l'endroit. Emportez de l'eau, des chaussures qui tiennent au pied et de quoi vous couvrir : le soleil y tape sans relâche de 11 h à 17 h.
4L'épave de l'Olympia, au bout de l'île
Le cargo Olympia s'est échoué en 1980 dans la baie de Liveros, à la pointe sud-ouest, et personne n'a jamais pris la peine de le remorquer. Quarante-cinq ans plus tard, sa coque orange de rouille tient encore debout dans une eau turquoise, à quelques dizaines de mètres de la côte, et se voit depuis la route. Le film de Besson l'a rendue célèbre, mais elle vaut surtout pour la balade qui l'entoure : la route file jusqu'à Kalotaritissa, le dernier hameau, d'où de petits bateaux passent à l'îlot de Gramvoussa en dix minutes. C'est le point le plus reculé d'Amorgos, et il se mérite.
5La Palia Strata et les chemins muletiers
Avant la route, on traversait Amorgos à pied, et ces chemins existent toujours. Le réseau balisé couvre aujourd'hui une centaine de kilomètres répartis en huit itinéraires numérotés, dallés de pierre plate et bordés de murets de pierre sèche. Le tracé maître est la Palia Strata, l'ancienne route qui relie la Chora à Aegiali en passant par le hameau presque abandonné d'Asfontilitis : cinq à six heures de marche sur la crête, avec la mer des deux côtés pendant la moitié du parcours et pas un café en chemin. C'est la plus belle chose à faire sur cette île, et de loin.
6Aegiali, Langada et Tholaria
Le nord de l'île tient dans une seule grande baie. En bas, Aegiali aligne le second port de l'île et la seule vraie plage de sable d'Amorgos, longue et peu profonde. Au-dessus, deux villages se font face à flanc de montagne : Langada, le plus grand, dont les ruelles montent vers la chapelle rupestre d'Agia Triada, et Tholaria, plus petit et plus calme, qui doit son nom aux tombes voûtées de l'antique Aigiali. Un sentier d'une heure et demie relie les deux en passant par la gorge, et c'est la promenade parfaite de fin d'après-midi.
7Katapola et le site antique de Minoa
Katapola occupe le fond d'une baie si bien fermée qu'elle reste plate quand le meltem couche le reste de l'archipel. C'est le port principal, un croissant de maisons basses et de tavernes les pieds dans l'eau, où l'on dîne à un mètre des barques. Sur la colline juste au-dessus, le site de Minoa conserve les vestiges d'une des trois cités antiques d'Amorgos, avec son gymnase, les restes d'un temple d'Apollon et une vue plongeante sur toute la baie. La montée prend une demi-heure, elle est raide et sans ombre, mais le site est libre d'accès et presque toujours désert.
8Se mettre à l'eau : plongée et snorkeling
L'île tombe droit dans la mer sur presque tout son pourtour, ce qui donne des fonds qui plongent vite et une visibilité rarement prise en défaut. Un centre de plongée installé à Aegiali sort chaque jour en saison vers les tombants de la côte nord, les grottes et les éboulis rocheux, avec des baptêmes pour ceux qui n'ont jamais mis la tête sous l'eau. Pour le simple masque et tuba, les meilleurs coins sont la crique d'Agia Anna, les rochers de Mouros sur la côte sud et les abords de l'îlot de Nikouria, où l'eau reste claire même en fin d'été.
Et aussi, si vous avez le temps
L'îlot de Nikouria, en face d'Agios Pavlos sur la côte nord, se rejoint en cinq minutes de barque et garde deux plages désertes pour lui tout seul. Le monastère d'Agios Georgios Valsamitis, entre la Chora et Katapola, abrite une source à laquelle on prêtait autrefois le pouvoir de prédire l'avenir. Enfin, si votre séjour tombe sur un panigiri, l'une de ces fêtes de village où l'on sert le patatato à toute la vallée et où l'on danse jusqu'au matin, laissez tomber le programme et allez-y.
Certains boutons « Réserver » mènent à GetYourGuide via un lien partenaire : réserver ainsi ne change rien à votre prix et soutient ce guide.
Où poser ses valises à Amorgos ?
L'île fait trente-trois kilomètres de long et n'a qu'une route. Choisir entre la Chora, Katapola et Aegiali décide de vos journées bien plus que le choix de l'hôtel. Répondez à trois questions, on vous dit où dormir et ce que ça coûte en temps de trajet.
Posez vos valises à
Aegiali
Le second port, tout au nord de l'île
La seule vraie plage de sable d'Amorgos, doublée des deux plus jolis villages de l'île juste au dessus, Langada et Tholaria. Les meilleurs sentiers partent d'ici, y compris la Palia Strata, et la baie garde une ambiance de bout du monde qu'on ne trouve pas ailleurs.
La réserve : Le sud de l'île devient une expédition : comptez quarante minutes de route sinueuse pour Hozoviotissa, plus d'une heure pour la pointe de Kalotaritissa.
Depuis Aegiali
- Langada10 min
- Chora30 min
- Hozoviotissa40 min
- Katapola40 min
Et les autres ?
La Chora
Aucune plage accessible sans véhicule, et les nuits d'août y sont plus fraîches et plus ventées qu'en bord de mer.
Katapola
Le village lui-même est modeste et sa plage se limite à une bande de galets. On y dort bien, on n'y rêve pas.
Itinéraires : 3 jours, 5 jours ou combiné
Trois nuits suffisent pour le monastère et la Chora. Cinq ajoutent la pointe sud-ouest, une randonnée et le nord de l'île.
Amorgos en 3 jours
L'essentiel depuis Katapola
- Jour 1 : arrivée à Katapola, montée à Minoa en fin de journée, dîner sur le quai.
- Jour 2 : Hozoviotissa au petit matin, baignade à Agia Anna, la Chora en fin d'après-midi.
- Jour 3 : bateau-taxi vers Maltezi, ou route jusqu'à Mouros avant le ferry.
Amorgos en 4-5 jours
Le format idéal et recommandé
- Jour 1 : arrivée, installation à la Chora, coucher de soleil sur le kastro.
- Jour 2 : Hozoviotissa dès l'ouverture, Agia Anna, sieste et retour par Katapola.
- Jour 3 : route vers le sud-ouest, l'épave de l'Olympia, Kalotaritissa et Gramvoussa.
- Jour 4 : transfert au nord, plage d'Aegiali, apéritif à Langada.
- Jour 5 : boucle Langada-Tholaria à pied, plage de Levrossos l'après-midi.
Combiné Petites Cyclades
Sur 10 à 14 jours
- 4 nuits : Amorgos, du sud au nord, Palia Strata comprise.
- 3 nuits : Koufonissia et ses eaux transparentes, à une heure de bateau.
- 4 nuits : Naxos pour finir, avec un vol retour depuis l'île.
Combien de jours pour visiter Amorgos ?
Quatre nuits pleines forment le bon dosage pour un premier séjour, parce que le monastère, la Chora et la pointe sud-ouest occupent déjà trois journées et qu'une randonnée sérieuse en mange une entière. En dessous de trois nuits, le temps de traversée pèse plus lourd que le séjour lui-même. Au delà de six nuits, prolongez plutôt vers les autres Cyclades en profitant de la ligne des Petites Cyclades, qui dessert Koufonissia, Schinoussa, Iraklia et Donousa depuis Katapola.

Randonner à Amorgos : quatre itinéraires pour commencer
Huit itinéraires numérotés couvrent l'île, balisés en rouge et blanc et remis en état depuis une quinzaine d'années. Ils suivent presque tous d'anciens chemins muletiers dallés, ce qui rend la marche facile même quand la pente ne l'est pas.
- La Palia Strata (n° 1) : la Chora vers Aegiali par Asfontilitis, 5 à 6 h de crête et le grand classique de l'île. Retour en bus.
- Langada vers Tholaria : 1 h 30 de traversée entre les deux villages du nord, avec un passage par la gorge. Le plus accessible.
- La Chora vers Hozoviotissa : 45 minutes de descente sur un chemin dallé, bien plus agréable que la route et sans voiture à garer.
- Langada vers Stavros : 3 h aller-retour vers une chapelle isolée au bout d'un plateau nu, avec vue sur toute la mer Égée orientale.
Avant de partir marcher
Il n'y a ni source, ni buvette, ni ombre sur la plupart des tracés, et le relief se redresse vite. Partez tôt, emportez deux litres d'eau par personne et des chaussures qui tiennent la cheville : les dalles polies deviennent glissantes en descente. De juillet à mi-septembre, la marche au delà de 11 h relève de la mauvaise idée. Le meltem, ce vent du nord qui souffle l'été, rend en revanche les crêtes bien plus supportables qu'on ne le croit.
Le Grand Bleu à Amorgos : ce qu'on peut vraiment voir
Le film de Luc Besson est sorti en 1988 et l'île en vit encore une partie de sa notoriété. Trois lieux se visitent réellement, les autres relèvent de la légende locale.
- La chapelle d'Agia Anna : le décor le plus reconnaissable, en contrebas du monastère. On y accède en voiture puis à pied en cinq minutes, et la baignade se fait dans les galets juste en dessous.
- L'épave de l'Olympia : échouée depuis 1980 dans la baie de Liveros, au bout de la route du sud-ouest. Visible depuis la côte, bien plus impressionnante vue d'un bateau.
- Le monastère de Hozoviotissa : apparaît à l'image et se visite tous les jours hors fermeture de mi-journée, tenue correcte exigée.
- Ce qu'on ne verra pas : la maison de Jacques, les scènes sous-marines profondes et une bonne partie du tournage, réalisés ailleurs. L'île a servi de décor, pas de plateau unique.
La conséquence heureuse de ce succès, c'est qu'Amorgos a été protégée du bétonnage : pas de complexe hôtelier, pas d'aéroport, et une fréquentation qui reste très en dessous de Santorin ou de Mykonos.

Les plages d'Amorgos : galets au sud, sable au nord
L'île n'est pas une destination balnéaire et elle ne prétend pas l'être. Ses criques compensent en eau et en isolement ce qu'elles n'ont pas en sable.
| Plage | Où | Nature | Accès et services |
|---|---|---|---|
| Agia Anna | Côte est, sous le monastère | Galets, minuscule | Route puis 5 min à pied. Aucun service, aucune ombre. |
| Mouros | Côte sud | Galets et rochers plats | Route puis escalier. Une taverne au-dessus, transats. |
| Kalotaritissa | Pointe sud-ouest | Sable et gravier | Bout de la route. Deux tavernes, barques vers Gramvoussa. |
| Maltezi et Plakes | Près de Katapola | Sable fin | Bateau-taxi ou sentier. Peu de monde, même en août. |
| Aegiali | Nord, au port | Sable, longue et peu profonde | À pied depuis le village. Toutes commodités, la plus familiale. |
| Levrossos | Nord, après Aegiali | Sable | 20 min de marche ou bateau. Naturisme toléré sur une partie. |
| Agios Pavlos | Côte nord, face à Nikouria | Galets | Route. Navette de barques vers l'îlot en saison. |
Des chaussures de bain rendent service partout au sud : les galets sont gros et l'entrée dans l'eau se fait rarement en douceur.
Quand partir à Amorgos ?
La saison utile va de mai à mi-octobre, en dehors de quoi les rotations de ferry se raréfient et la moitié des adresses ferment.
Mai, juin et septembre
La meilleure fenêtre, et de loin. Températures tenables pour marcher, mer déjà chaude en juin et encore à 24 °C fin septembre, ferries fréquents et hébergements disponibles. C'est là que la Palia Strata prend tout son sens.
Juillet et août
L'île se remplit sans jamais saturer, mais le meltem souffle fort et fait sauter des rotations de bateau plusieurs jours par mois. Réservez ferries et chambres très en avance et gardez une journée de battement avant un vol.
Octobre
La mer reste baignable la première quinzaine et la lumière devient superbe. Les fermetures commencent après le 15, et les liaisons directes avec Le Pirée s'espacent nettement.
De novembre à avril
Amorgos redevient un village de mille neuf cents habitants. Quelques tavernes ouvrent, le ferry passe deux ou trois fois par semaine et le vent peut isoler l'île un jour ou deux. Réservé aux curieux.
Pour comparer mois par mois avec le reste du pays, voyez notre guide quand partir en Grèce.
Amorgos sur la carte
L'île s'étire du sud-ouest au nord-est sur trente-trois kilomètres. Katapola occupe le centre-ouest, Aegiali ferme le nord, la Chora tient la crête entre les deux et Hozoviotissa s'accroche à la côte est juste en dessous. Tout le sud-ouest, jusqu'à l'épave, se parcourt sur une seule route.

Comment aller à Amorgos ?
Il n'y a pas d'aéroport. Tout se joue au ferry, et le choix du port d'arrivée change votre premier jour.
- Depuis Le Pirée : 8 à 9 h en navire conventionnel, avec escales à Paros et Naxos, et des rotations plus rapides sur certains départs d'été. Le trajet de nuit existe et fait gagner une journée. Notre guide des ferries en Grèce compare les compagnies.
- Depuis Naxos : 1 h 30 à 2 h 30 selon le navire. C'est le montage le plus efficace, puisque Naxos a un aéroport relié à Athènes plusieurs fois par jour.
- Depuis Santorin : liaisons saisonnières via Ios ou Naxos, plus irrégulières. Prévoyez une correspondance et un vrai battement.
- Par les Petites Cyclades : un petit navire local relie Amorgos à Koufonissia, Schinoussa, Iraklia et Donousa presque tous les jours en été. Traversées courtes, mais sensibles au vent.
- Katapola ou Aegiali : la plupart des ferries desservent les deux, à quarante minutes de route l'un de l'autre. Débarquez au plus près de votre hébergement, le transfert coûte cher en taxi.

Comment se déplacer à Amorgos ?
Le bus
Il relie Katapola, la Chora, Hozoviotissa et Aegiali toute la journée en été, plus les plages principales. Quelques euros le trajet, paiement à bord, et des horaires affichés aux abribris qu'il vaut mieux photographier.
Le scooter
Le meilleur rapport liberté-prix pour le sud de l'île. La route est goudronnée partout, mais très sinueuse et exposée au vent sur les crêtes : à éviter les jours de meltem soutenu.
La voiture
Indispensable pour la pointe sud-ouest avec des bagages ou des enfants. Le parc de location est petit : réservez des semaines à l'avance en août. Voyez nos conseils pour louer une voiture en Grèce.
Le bateau-taxi
Depuis Katapola vers Maltezi et Plakes, depuis Kalotaritissa vers Gramvoussa, depuis Agios Pavlos vers Nikouria. Quelques euros, plusieurs départs par jour en saison, rien hors saison.
Où loger à Amorgos ?
Le parc est petit et familial : quelques hôtels de taille moyenne, beaucoup de chambres et de studios tenus par des habitants. Août se réserve dès le printemps.
Chora, Katapola ou Aegiali ?
- La Chora : le cadre le plus beau et les meilleures tables, à dix minutes du monastère. Pas de plage à pied, et il faut porter ses valises dans les ruelles piétonnes.
- Katapola : le plus pratique sans voiture. Ferries, bateaux-taxis, loueurs, plongée et tavernes au bord de l'eau, à un quart d'heure de la Chora.
- Aegiali : la plage de sable, les départs de randonnée et l'ambiance la plus tranquille. Le sud de l'île devient en revanche une demi-journée d'excursion.
- Langada et Tholaria : pour ceux qui veulent dormir dans un vrai village de montagne, avec la vue en prime et dix minutes de route pour descendre à la plage.
Sur une semaine, la formule la plus confortable reste deux bases : quelques nuits au sud, quelques nuits au nord. Le comparateur plus haut vous donne la répartition selon ce que vous venez faire.
Comparer les hébergements
L'offre d'Amorgos étant limitée, il vaut mieux balayer plusieurs plateformes avant de bloquer une chambre, surtout entre le 20 juillet et le 25 août.
Voir les hébergements à Amorgos →Lien partenaire : réserver via ce bouton ne change rien à votre prix et soutient ce guide.
Manger à Amorgos
La cuisine de l'île est pauvre en poisson et riche en chèvre, ce qui en dit long sur son relief. Trois choses à goûter avant de repartir.
- Le patatato : chèvre et pommes de terre mijotés des heures dans un grand chaudron. C'est le plat des fêtes de village, servi toute l'année dans les tavernes de la Chora et de Langada.
- Le psimeni raki : la spécialité maison, un raki cuit avec du miel et des épices, servi frais à la fin du repas et offert par les moines de Hozoviotissa. Il descend beaucoup trop bien.
- Les fromages et la fava : chèvre frais, xynomizithra et une fava jaune de tradition cycladique. Pour situer ces plats dans l'ensemble du répertoire, notre guide de la cuisine grecque détaille les incontournables région par région.
Budget : Amorgos coûte-t-elle cher ?
Non, et c'est l'un de ses atouts. L'absence d'aéroport et de tourisme de masse maintient les prix loin de ceux de Santorin ou de Mykonos.
- Chambre double correcte en juin ou septembre : 60 à 90 € la nuit, le double au pic d'août.
- Repas complet en taverne, vin local compris : 15 à 25 € par personne.
- Scooter à la journée : 20 à 30 €. Petite voiture : 45 à 70 € selon la saison.
- Ferry Le Pirée-Amorgos, pont ou siège : 40 à 65 € l'aller selon le navire.
Estimations indicatives 2026, hors pic du 15 août. Pensez aussi à la taxe de séjour.
Prolonger : Naxos, les Petites Cyclades et le reste de l'archipel
Amorgos se combine mal avec les îles à aéroport et très bien avec ses voisines de la même ligne. Koufonissia pour les eaux transparentes, Donousa pour le calme absolu, Naxos pour finir en douceur avec un vol de retour. Si vous hésitez encore sur la composition de votre circuit, notre guide de l'archipel compare les îles une à une.
Découvrir notre guide pour visiter les Cyclades →Questions fréquentes pour visiter Amorgos
Est-ce que Amorgos vaut le coup ?
Oui, à condition de savoir ce qu'on vient y chercher. Amorgos est l'île la plus sauvage et la plus verticale des Cyclades, avec le monastère le plus improbable de Grèce, cent kilomètres de chemins muletiers et une eau que le cinéma a rendue célèbre. En revanche, elle n'a ni sable à perte de vue, ni vie nocturne, ni facilité d'accès : compter huit heures de ferry depuis Le Pirée refroidit les séjours courts. Ceux qui viennent pour marcher, nager et dîner tranquilles la placent souvent en tête de leur classement des Cyclades.
Combien de jours sont nécessaires pour visiter Amorgos ?
4 à 5 jours constituent le bon format : une journée pour Hozoviotissa et la Chora, une pour la pointe sud-ouest et l'épave, une randonnée, et deux pour les plages et le nord. En 3 jours vous verrez le monastère, la Chora et deux plages, ce qui reste une belle escale mais laisse la moitié de l'île de côté. Avec une semaine, coupez le séjour en deux bases, trois nuits au sud et trois au nord, pour enchaîner la Palia Strata et les criques sans passer vos journées sur la route. Le trajet depuis Athènes mange facilement deux demi-journées, tenez-en compte.
Quels villages sont à visiter à Amorgos ?
La Chora passe avant tout le reste : ruelles dallées, moulins sur la crête et kastro vénitien perché sur son rocher. Ensuite Langada, accroché à la montagne au-dessus d'Aegiali, et Tholaria juste en face, reliés entre eux par un sentier d'une heure et demie. Les deux ports valent aussi le détour pour ce qu'ils sont : Katapola et ses tavernes au bord de l'eau, Aegiali et sa plage de sable. Enfin, Asfontilitis, sur la Palia Strata, ne compte plus que quelques maisons habitées et donne une idée de ce qu'était l'île avant la route.
Comment se déplacer sur l'île d'Amorgos ?
Le bus KTEL relie Katapola, la Chora, Hozoviotissa et Aegiali, avec des rotations régulières de juin à septembre et quelques euros le trajet. Il dessert aussi les plages principales en haute saison. Pour la pointe sud-ouest, l'épave et les criques isolées, il faut un scooter ou une voiture : la route unique qui traverse l'île est goudronnée sur toute sa longueur, mais étroite et très sinueuse, comptez une heure et quart d'un bout à l'autre. Les bateaux-taxis de Katapola complètent le tableau vers Maltezi et Plakes, deux plages qu'aucune route n'atteint. Voyez notre guide pour louer une voiture en Grèce avant de réserver.
Comment aller à Amorgos depuis la France ?
Amorgos n'a pas d'aéroport. On vole donc sur Athènes, Naxos ou Santorin, puis on finit en ferry. Depuis Le Pirée, la traversée directe demande 8 à 9 heures en navire conventionnel, moins en navire rapide sur certaines rotations d'été. Le raccourci le plus courant passe par Naxos, à 1 h 30 à 2 h 30 de bateau selon le navire, ce qui permet de voler jusqu'à Naxos et de n'avoir qu'une courte traversée. La ligne des Petites Cyclades, assurée par un petit navire local, relie enfin Amorgos à Koufonissia, Schinoussa, Iraklia et Donousa. Tout est détaillé dans notre guide des ferries en Grèce.
Quelles sont les plus belles plages d'Amorgos ?
Agia Anna pour le décor, deux langues de galets sous le monastère dans une eau irréelle, sans aucun service. Mouros sur la côte sud, des galets, des rochers plats et une taverne juste au-dessus, le meilleur compromis de l'île. Kalotaritissa à la pointe sud-ouest, la plus abritée et la plus sableuse du sud. Au nord, la longue plage d'Aegiali et sa voisine Levrossos offrent le vrai sable, à vingt minutes de marche du port. Enfin Maltezi et Plakes, près de Katapola, ne se rejoignent qu'en bateau-taxi ou par un sentier, ce qui les garde calmes en plein août.
Peut-on visiter le monastère de Hozoviotissa ?
Oui, l'entrée est libre et le monastère reste un lieu de culte en activité. Il ouvre le matin puis en fin d'après-midi, avec une fermeture de plusieurs heures au milieu de la journée, horaires qui bougent selon la saison et les offices : vérifiez sur place la veille. La tenue est contrôlée à l'entrée, épaules couvertes et jambes couvertes pour tout le monde, des paréos étant prêtés au besoin. Prévoyez de l'eau pour la montée des marches et évitez le plein midi, la falaise renvoie la chaleur.
Amorgos ou Naxos : laquelle choisir ?
Elles ne jouent pas dans la même catégorie. Naxos est grande, verte par endroits, dotée d'un aéroport, de longues plages de sable et de villages de montagne : c'est l'île confortable, idéale en famille ou pour un premier voyage dans les Cyclades. Amorgos est plus petite, plus abrupte, plus lente à rejoindre, et récompense ceux qui marchent. La combinaison des deux est d'ailleurs la formule la plus logique, puisque le ferry entre les deux ne prend que 1 h 30 à 2 h 30.
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