Une route sinueuse taillée dans la montagne grecque descend vers une mer bleue, entre pins et rochers
Vérifié et mis à jour le 9 septembre 2026

Le Transport en Grèce :
Se Déplacer sans se Tromper

Ferry, avion, bus KTEL, train, métro et voiture. Quel mode choisir selon le trajet, combien ça coûte et combien de temps ça prend vraiment, pour la saison 2026.

Se déplacer en Grèce revient presque toujours à trancher entre deux choses : la mer et la montagne. Le pays compte environ 230 îles habitées et un continent replié sur des reliefs qui ont découragé les chemins de fer pendant un siècle. Le réseau qui en résulte est déroutant sur le papier, mais parfaitement lisible une fois qu'on tient les quatre règles ci-dessous.

L'essentiel en 30 secondes

  • Le bateau pour les îles, le bus pour le continent. Ces deux réseaux couvrent 90 % des trajets touristiques et fonctionnent sans voiture.
  • L'avion se justifie au-delà de six heures de ferry. Vers Rhodes, la Crète ou le Dodécanèse, il fait gagner une journée entière pour vingt à cinquante euros de plus.
  • Le train ne sert que sur un axe. Athènes-Thessalonique et son antenne vers les Météores, rien d'autre n'est vraiment exploitable.
  • Ne comptez pas sur une billetterie nationale unique. Chaque compagnie de bus KTEL est autonome, avec son site, ses horaires et sa gare de départ.
La bonne question n'est pas le mode, c'est le trajet

Pour ce trajet-là, vous prenez quoi ?

Huit trajets qui reviennent dans presque tous les voyages en Grèce, et les options réellement disponibles pour chacun, mises à la même échelle de temps. La barre la plus longue, c'est la journée que vous perdez.

Depuis l'aéroport

Athènes vers les îles

Athènes sur le continent

Une fois sur place

Athènes vers Santorin

230 km à vol d'oiseau

L'avion met 45 minutes contre cinq heures au bateau le plus rapide, et les deux prix se croisent souvent en juillet. Le ferry garde un avantage : l'arrivée sous la caldeira, qui vaut le détour à elle seule.

  • Avion

    5 à 10 vols par jour l'été

    45 min de vol·50 à 150 €

    Aegean, Olympic Air et Sky Express desservent la ligne. Ajoutez l'accès à l'aéroport et l'enregistrement, soit deux bonnes heures de porte à porte malgré les 45 minutes affichées.

  • Ferry high-speed

    2 à 4 départs par jour l'été

    4h30 à 5h30·70 à 95 €

    Catamarans Seajets et Golden Star au départ du Pirée. Passagers assis en cabine fermée, pas d'accès aux ponts extérieurs, et premier service annulé quand le meltem se lève.

  • Ferry conventionnel

    1 à 2 départs par jour

    7h30 à 8h·40 à 55 €

    Blue Star Ferries, avec escales à Paros et Naxos. Beaucoup plus stable par gros temps, seul mode qui accepte les voitures, et le seul où l'on passe la traversée sur le pont.

Durées de trajet effectives, hors temps d'enregistrement pour l'avion et d'embarquement pour le ferry. Prix indicatifs pour un adulte en réservant à l'avance, hors première quinzaine d'août.

Les six moyens de transport en Grèce, en un coup d'œil

Chacun a un domaine où il est imbattable et un domaine où il ne faut pas y penser. Ce tableau résume les arbitrages avant d'entrer dans le détail de chaque réseau.

ModeOrdre de prixRéservationSon terrain
Ferry20 à 95 € la traverséeDès février pour aoûtToutes les îles, seul mode qui embarque une voiture
Avion40 à 160 € l'allerDeux à trois mois avantCrète, Rhodes, Dodécanèse, retours serrés
Bus KTEL5 à 45 € le trajetQuelques jours suffisentTout le continent, et les grandes îles en interne
Train20 à 45 € l'allerUne semaine avantAthènes-Thessalonique, Météores
Voiture35 à 90 € la journée l'étéDeux mois avant en juillet-aoûtPéloponnèse, Crète, Épire, arrière-pays
Métro et bus urbains1,20 € les 90 minutesAucuneAthènes et Thessalonique, transferts aéroport

Ordres de grandeur pour un adulte en 2026, hors première quinzaine d'août où les ferries rapides et la location de voiture montent de 30 à 50 %.

Le ferry, la colonne vertébrale du pays

Pour la grande majorité des îles grecques, il n'existe pas d'alternative. Le réseau part en étoile depuis Le Pirée, le port d'Athènes, qui dessert les Cyclades, la Crète, le Dodécanèse et les îles Saroniques. Deux ports secondaires complètent le dispositif : Rafina, bien plus proche de l'aéroport, d'où partent Andros, Tinos et une partie des rotations vers Mykonos, et Lavrio pour Kea et les îles du nord de l'Égée.

Deux familles de bateaux se partagent les lignes. Le conventionnel avance à 18 nœuds, accepte les voitures, laisse circuler les passagers sur les ponts et tient la mer par gros temps. Le high-speed divise le trajet par deux, coûte 30 à 40 % de plus, garde tout le monde assis en cabine fermée et se fait annuler dès que le meltem, le vent du nord de l'été égéen, dépasse un certain seuil. Sur une traversée de plus de quatre heures, le conventionnel gagne presque toujours au confort.

Le point qui surprend le plus les voyageurs français : les tarifs des lignes domestiques sont déposés auprès du ministère grec de la Marine marchande et ne varient pas selon le canal d'achat. Réserver en ligne ou au guichet du port revient au même prix. Ce qui change, ce sont les frais de service et la couverture des petites compagnies.

Le ferry Levante Ferries illuminé à quai dans le port de Zante à la tombée de la nuit

Beaucoup de rotations partent avant 7h30 ou en pleine nuit sur les longues lignes, ce qui change la façon d'organiser la veille du départ.

Une règle d'itinéraire vaut tous les conseils : restez à l'intérieur d'un même archipel. Les Cyclades sont reliées entre elles par des dizaines de rotations quotidiennes en été, le Dodécanèse s'enfile le long d'un axe Rhodes-Kos-Patmos, et les îles Ioniennes se rejoignent depuis le Péloponnèse. Passer des Cyclades au Dodécanèse impose presque toujours un retour par Le Pirée ou un vol intérieur.

Le détail des compagnies, des portes d'embarquement du Pirée, des durées ligne par ligne et de la marche à suivre en cas d'annulation figure dans notre guide complet du ferry en Grèce.

Comparer les horaires de toutes les compagnies

Aucune compagnie grecque ne publie les horaires de ses concurrentes, et une même liaison peut être exploitée par quatre armateurs différents dans la journée. Une plateforme de réservation reste le seul endroit où voir la journée entière d'un coup.

Voir les traversées et les horaires →

Les vols intérieurs, pour les longues distances

La Grèce compte une quarantaine d'aéroports civils, dont une quinzaine sur des îles. Trois compagnies se partagent le marché domestique : Aegean Airlines et sa filiale Olympic Air, qui exploite les petits turbopropulseurs vers les îles à courte piste, et Sky Express, souvent moins chère mais plus stricte sur les bagages.

Le réseau fonctionne en étoile depuis Athènes. Relier deux îles par les airs veut dire deux vols, une correspondance et une journée entière, alors que le ferry direct met deux heures. L'avion se justifie donc sur un seul type de trajet : la liaison longue entre le continent et une île éloignée. Athènes-Rhodes en une heure contre seize heures de bateau, Athènes-Héraklion en cinquante minutes contre neuf heures, la démonstration se fait toute seule.

Un arbitrage revient sans cesse pour Santorin et Mykonos, où les deux modes se tiennent. Le vol coûte souvent le même prix que le catamaran une fois la réservation faite deux mois à l'avance, mais il ajoute deux transferts d'aéroport. Le ferry perd trois heures et offre l'arrivée par la mer, qui reste l'un des grands moments d'un voyage dans les Cyclades.

Attention au bagage en soute : sur les tarifs de base, il n'est pas inclus, et le payer au dernier moment à l'aéroport coûte trois fois le prix de l'option achetée en ligne. Vérifiez aussi le poids autorisé en cabine sur les petits appareils d'Olympic Air, plus restrictif que sur les jets d'Aegean.

Les prix bougent beaucoup d'un jour à l'autre

Sur les lignes intérieures grecques, l'écart entre le meilleur et le pire jour d'une même semaine dépasse régulièrement 60 €. Un comparateur qui affiche le mois entier permet de décaler son vol d'un jour et d'économiser une nuit d'hôtel.

Comparer les vols intérieurs →

Le bus KTEL, le réseau le plus dense du pays

C'est la grande surprise des voyageurs qui découvrent la Grèce : le car dessert absolument tout, jusqu'aux villages de mille habitants, avec des véhicules confortables et une ponctualité que le train français pourrait envier. Les tarifs sont bas, entre 5 et 45 € selon la distance, et aucune réservation n'est nécessaire hors week-ends d'été.

La difficulté est ailleurs. KTEL n'est pas une compagnie mais une fédération : chaque préfecture grecque possède la sienne, avec sa flotte, ses horaires et son site internet, souvent en grec uniquement. Il n'existe pas de moteur de recherche national qui donne un trajet de bout en bout. Pour aller d'Athènes à un village du Péloponnèse, on consulte le KTEL de l'Attique pour la première partie, puis celui de la préfecture d'arrivée pour la correspondance.

Un autocar interurbain sur une route de corniche étroite taillée dans la roche au-dessus de la mer

Les cars KTEL desservent le continent jusqu'aux villages, à des tarifs sans équivalent en Europe de l'Ouest.

Athènes complique un peu les choses avec deux gares routières distinctes et éloignées du centre. Kifissos, au nord-ouest, expédie le Péloponnèse, la Grèce de l'Ouest, l'Épire, Thessalonique et les îles Ioniennes. Liosion couvre la Grèce centrale, la Thessalie, l'Eubée, Delphes et Kalambaka pour les Météores. La répartition des lignes entre les deux gares évolue régulièrement : vérifiez le terminal de départ au moment d'acheter, pas la veille du voyage.

Sur les îles, chaque KTEL local prend le relais. En Crète, la ligne côtière Héraklion-Réthymnon-La Canée fonctionne toutes les heures avec réservation en ligne possible. À Santorin, Naxos ou Paros, les bus partent de la ville principale vers les plages, avec une fréquence élevée en juillet et août et deux ou trois passages par jour seulement en avril ou en octobre. Vérifiez toujours l'heure du dernier retour, un oubli qui se paie en taxi.

Le train en Grèce, excellent sur une ligne, absent partout ailleurs

Le réseau ferroviaire grec appartient à l'OSE, l'organisme public qui gère l'infrastructure, tandis que les trains sont exploités par Hellenic Train, l'ancienne TrainOSE passée sous le contrôle du groupe italien Ferrovie dello Stato. Cette séparation explique pourquoi l'on croise les deux noms partout, sur les gares comme sur les billets.

La ligne qui compte relie Athènes à Thessalonique. Modernisée, électrifiée et en grande partie à double voie, elle avale les 500 kilomètres en un peu plus de quatre heures avec les meilleurs InterCity. De centre-ville à centre-ville, sans enregistrement ni trajet vers un aéroport périphérique, elle bat l'avion en temps de porte à porte. Les billets se réservent en ligne et les places les moins chères partent une à deux semaines avant.

Une antenne se détache à Paleofarsalos vers Kalambaka, au pied des Météores : c'est le seul grand site touristique grec accessible en train dans de bonnes conditions. Vers le nord, la ligne continue jusqu'à Alexandroupoli et la frontière turque.

Le reste du réseau s'est réduit comme peau de chagrin. Dans le Péloponnèse, l'ancienne voie métrique n'est plus exploitée pour les voyageurs au-delà de Kiato, desservi par le Proastiakos, le train de banlieue athénien. Pour Nauplie, Kalamata ou Olympie, il faut prendre le car. Subsiste une curiosité qui vaut le déplacement : le train à crémaillère de Diakofto à Kalavryta, qui remonte les gorges du Vouraïkos en une heure et relève davantage de l'excursion que du transport.

Le réseau grec traîne un long sous-investissement, aggravé par le relief : les massifs du Pinde et du Taygète ont dissuadé la construction ferroviaire dès le XIXe siècle. La catastrophe ferroviaire de Tempé, en février 2023, a conduit à une refonte des systèmes de sécurité et à une réduction temporaire des dessertes, depuis largement rétablies sur l'axe principal.

Carte schématique des réseaux de transport en Grèce, avec l'unique ligne ferroviaire Athènes-Thessalonique, son antenne vers Kalambaka, les ports principaux et l'étoile des liaisons ferry depuis Le Pirée

Une seule vraie ligne de train, une étoile de ferries au départ du Pirée : la géographie des transports grecs tient dans ce schéma. Positions simplifiées, à titre indicatif.

La voiture, indispensable dès qu'on quitte les axes

Les autoroutes grecques sont bonnes et peu fréquentées, avec un réseau qui s'est transformé en vingt ans. L'A1 monte d'Athènes à Thessalonique, l'Olympia Odos file vers Patras, l'Egnatia Odos traverse le nord du pays d'est en ouest. Elles sont payantes, avec des barrières de péage rapprochées : comptez une trentaine d'euros pour Athènes-Thessalonique, une douzaine pour Athènes-Nauplie. Le carburant tourne autour de 1,90 € le litre de sans-plomb, sensiblement plus cher sur les îles.

Hors autoroute, la conduite demande de l'attention. Les routes de montagne sont étroites et sans glissière sur de longues sections, les deux-roues doublent par la droite, et les conducteurs locaux attendent des véhicules lents qu'ils se déportent sur la bande d'arrêt d'urgence pour laisser passer. Le troupeau de chèvres au milieu de la chaussée n'est pas une image d'Épinal.

Là où elle change tout : le Péloponnèse, la Crète au-delà de la côte nord, l'Épire, le Magne, et les grandes îles où les plages se méritent. Là où elle handicape : Athènes, Santorin et Mykonos, où le stationnement est un calvaire et où les transports en commun font le travail.

Notre guide de la location de voiture en Grèce détaille les prix par île et par saison, les loueurs à privilégier et le mécanisme des cautions bloquées, qui reste le premier motif de litige.

Athènes et Thessalonique en transports urbains

Le métro d'Athènes compte trois lignes et suffit à couvrir tout ce qu'un visiteur veut voir. La ligne 1, la plus ancienne, relie Le Pirée à Kifissia en longeant le centre. La ligne 2 dessert l'Acropole et Syntagma du nord au sud. La ligne 3, la bleue, va de l'aéroport au Pirée en traversant Monastiraki. Une quatrième ligne est en construction. Les rames circulent de 5h30 à minuit et quart, avec une prolongation jusqu'à 2h20 le vendredi et le samedi sur les lignes 2 et 3.

Le titre urbain coûte 1,20 € et vaut 90 minutes, correspondances comprises entre métro, bus, trolley et tramway. Il se charge sur une carte Ath.ena rechargeable ou sur un ticket sans contact, à valider à l'entrée comme à la sortie. Un forfait cinq jours existe pour les séjours courts. Le billet aéroport est un titre à part, à 9 € l'aller, et il n'a rien à voir avec le ticket urbain.

Quai du métro d'Athènes avec une rame à l'arrêt et les indications de direction en grec et en anglais

La ligne 3 relie l'aéroport au centre d'Athènes en quarante minutes, sans changement.

Thessalonique a inauguré son métro fin 2024, après des décennies de travaux interrompus par les découvertes archéologiques. La ligne automatique traverse la ville d'est en ouest en une quinzaine de stations, dont plusieurs exposent les vestiges byzantins mis au jour pendant le chantier. Elle a transformé les déplacements dans une ville qui dépendait entièrement des bus OASTH.

Pour préparer un séjour dans la capitale, notre guide visiter Athènes détaille les quartiers, les itinéraires à pied et les stations utiles pour chaque site.

Arriver de nuit ou avec des enfants

Entre minuit et 6h, le métro ne circule plus et le bus X95 devient la seule option publique. Avec des bagages, de jeunes enfants ou après un vol de nuit, un transfert réservé à l'avance évite la file de taxis et bloque le prix.

Transferts et navettes au départ d'Athènes →

Taxis, applications et deux-roues

Les taxis grecs, jaunes à Athènes et bleu-blanc dans le reste du pays, comptent parmi les moins chers d'Europe de l'Ouest. La prise en charge tourne autour de 1,80 €, le kilomètre urbain autour de 0,90 €, et le tarif double entre minuit et 5h ainsi qu'en dehors des agglomérations. Des suppléments s'ajoutent au départ de l'aéroport, du port, de la gare routière, et pour chaque bagage en soute.

La règle qui évite tous les problèmes : le compteur, toujours, sauf sur les trajets à forfait réglementé comme l'aéroport d'Athènes. Sur les îles touristiques, les tarifs sont souvent affichés au panneau et négociés d'avance, à des niveaux sans commune mesure avec Athènes : une course de quinze minutes à Santorin en août peut dépasser 40 €.

Côté applications, FREE NOW domine à Athènes et Thessalonique et permet de commander un taxi officiel avec paiement par carte. Uber existe en Grèce mais sous la forme d'Uber Taxi, qui envoie également un taxi sous licence : la loi grecque interdit le transport par des chauffeurs particuliers. Pour les transports en commun, Moovit couvre les deux grandes villes et Google Maps s'en sort très bien sur le métro athénien.

Le scooter et le quad se louent partout sur les îles, entre 20 et 40 € la journée. Deux précautions valent d'être répétées : le permis A est exigé au-delà de 50 cm³ et la police contrôle, surtout depuis les campagnes de sécurité routière des dernières années. En cas d'accident sans le bon permis, aucune assurance ne couvre, ni la vôtre ni celle du loueur. Le casque est obligatoire, y compris sur les chemins de terre menant aux plages.

Un bus urbain jaune et bleu de la ligne 856 tourne dans une rue d'Athènes, un taxi jaune à l'arrière-plan

Bus, trolleys et taxis jaunes se partagent la voirie athénienne, avec le même titre de transport valable 90 minutes sur tout le réseau.

Voyager en Grèce sans voiture, c'est possible où ?

La question revient souvent, et la réponse dépend surtout de la destination choisie. Certaines régions se parcourent très bien en bus et en bateau, d'autres deviennent frustrantes sans véhicule.

Ça marche très bien

  • Athènes et les îles Saroniques. Métro, bus et ferries courts vers Égine, Poros et Hydra, où la voiture est de toute façon interdite.
  • Santorin, Paros, Naxos, Ios. Réseau de bus dense en été depuis la ville principale vers les plages.
  • La côte nord de la Crète. La ligne Héraklion-Réthymnon-La Canée fonctionne toutes les heures.
  • Athènes, Thessalonique et les Météores. Train direct puis navettes ou marche au pied des monastères.

Ça devient compliqué

  • Le Magne et l'Épire. Villages de montagne desservis une fois par jour, parfois moins hors saison.
  • Le sud et l'ouest de la Crète. Elafonissi, Balos et les gorges demandent une voiture ou une excursion organisée.
  • Les petites îles hors saison. Les bus locaux réduisent à deux passages par jour d'octobre à mai.
  • Les sites archéologiques isolés. Mycènes, Épidaure et Olympie s'enchaînent mal sans véhicule.

La formule qui donne les meilleurs résultats consiste à panacher. Pas de voiture dans les villes et sur les petites îles, puis une location de trois ou quatre jours au moment précis où l'on veut rayonner. Nos itinéraires d'une semaine et notre circuit de dix jours dans les Cyclades sont construits sur ce principe.

Quel budget transport prévoir sur place

Les transports intérieurs pèsent moins lourd qu'on ne le croit dans un budget de voyage en Grèce, à une exception près : les ferries rapides en haute saison, qui montent vite quand on change d'île tous les trois jours.

Pour deux personnes sur quinze jours entre Athènes et deux îles des Cyclades, comptez autour de 250 à 400 € de transports intérieurs : une quarantaine d'euros de transferts aéroport, 150 à 250 € de traversées, une trentaine d'euros de métro et de bus urbains, le reste en bus locaux et en taxis. Une semaine de location de voiture en juillet ajoute 250 à 400 €, carburant compris.

Un circuit sur le continent revient nettement moins cher : Athènes, Delphes, les Météores et Thessalonique en bus et en train tiennent autour de 150 € pour deux personnes sur deux semaines. C'est l'itinéraire le moins cher du pays.

Le facteur qui change tout reste la période. Nos données mois par mois figurent dans le guide quand partir en Grèce, qui croise météo, affluence et prix. En pratique, juin et septembre offrent les mêmes rotations qu'en août pour 30 % de moins sur les ferries rapides et la location de voiture.

La règle de la nuit tampon

Ne calez jamais un ferry ou un vol intérieur le jour même de votre vol retour vers la France. Le meltem annule des rotations chaque été et le brouillard bloque parfois les petits appareils. Une nuit à Athènes la veille du départ coûte moins cher qu'un billet d'avion racheté au dernier moment.

Questions fréquentes sur les transports en Grèce

Comment se déplacer en Grèce sans voiture ?

C'est parfaitement faisable, à condition de construire l'itinéraire autour des ferries et des bus KTEL. Les îles se relient entre elles par bateau, le continent se parcourt en autocar depuis Athènes vers Delphes, Nauplie, Kalambaka ou Thessalonique, et le train couvre l'axe Athènes-Thessalonique. Sur place, la plupart des îles ont un réseau de bus local qui dessert les plages principales en été, avec deux ou trois passages par jour hors saison. Ce qui devient inaccessible, ce sont les criques isolées, les villages de montagne et les sites archéologiques mineurs. Un séjour sans voiture fonctionne très bien à Athènes, en Crète le long de la côte nord, à Santorin, Naxos, Paros et Corfou. Il devient frustrant dans le Magne, en Épire ou dans l'arrière-pays crétois.

Est-ce que les taxis sont chers en Grèce ?

Non, ils comptent parmi les moins chers d'Europe de l'Ouest. La prise en charge tourne autour de 1,80 €, le kilomètre en ville autour de 0,90 € en journée, et une course de dix minutes dans Athènes revient rarement à plus de 8 €. Le tarif double entre minuit et 5h du matin et en dehors des zones urbaines, et des suppléments s'ajoutent pour l'aéroport, le port, la gare routière et chaque bagage en soute. Deux réflexes : exigez le compteur, et sur les îles très touristiques, demandez le prix avant de monter, car les tarifs y sont souvent forfaitaires et beaucoup plus élevés qu'à Athènes.

Quelle est la meilleure application de transport en commun en Grèce ?

Pour Athènes et Thessalonique, Moovit donne les itinéraires les plus fiables, y compris les bus, et Google Maps s'en sort très bien sur le métro. Pour le temps réel des bus athéniens, l'application officielle OASA Telematics indique les passages à l'arrêt. Pour les ferries, une plateforme de réservation couvre les horaires de toutes les compagnies au même endroit, ce qu'aucun site de compagnie ne fait. Pour les bus interurbains, il n'existe pas d'application nationale : chaque KTEL régional a son propre site, et c'est la principale difficulté du réseau.

Quels sont les moyens de transport en Grèce ?

Six, en pratique. Le ferry, sans lequel aucune île n'est atteignable. L'avion, pour les longues distances vers la Crète, Rhodes ou le Dodécanèse. Le bus KTEL, qui forme le réseau terrestre le plus dense du pays. Le train, limité à quelques lignes mais excellent sur l'axe Athènes-Thessalonique. La voiture, indispensable dès qu'on quitte les axes principaux. Et les transports urbains, métro, tramway et bus, à Athènes et Thessalonique. Le taxi et le scooter complètent la liste sur les derniers kilomètres.

Le train est-il utile pour voyager en Grèce ?

Sur une seule ligne, oui, et vraiment. L'InterCity Athènes-Thessalonique relie les deux gares centrales en un peu plus de quatre heures, sans enregistrement ni transfert d'aéroport, ce qui le rend plus rapide que l'avion en porte-à-porte. L'antenne vers Kalambaka dessert les Météores. Partout ailleurs, le réseau est trop réduit pour construire un voyage autour : le Péloponnèse n'est plus desservi au-delà de Kiato, l'ouest du pays n'a plus de ligne exploitée, et aucune île n'a de chemin de fer. Le relief montagneux explique en partie cette faiblesse, le sous-investissement de long terme explique le reste.

Comment aller de l'aéroport d'Athènes au port du Pirée ?

Trois options. Le métro ligne 3 direct jusqu'au Pirée met environ une heure pour 9 €, sans changement depuis l'extension de la ligne. Le bus X96 circule 24h/24 pour 5,50 € et met une heure et demie selon le trafic, ce qui en fait la seule solution pour un ferry qui part à 7h. Le taxi applique un forfait de 40 € le jour et 55 € la nuit vers le port. Prévoyez large : arriver au Pirée moins d'une heure avant le départ d'un ferry, c'est prendre le risque de le manquer, le port est immense et les portes d'embarquement sont éloignées les unes des autres.

Faut-il louer une voiture pour visiter la Grèce ?

Cela dépend entièrement de la destination. En Crète, dans le Péloponnèse, en Épire et sur les grandes îles, la voiture change tout : elle donne accès aux plages, aux villages de montagne et aux sites qu'aucun bus ne dessert. À Athènes, Santorin et Mykonos, elle devient un handicap, entre la circulation, le stationnement introuvable et les frais de parking. La formule qui marche le mieux consiste à combiner : pas de voiture dans les villes et sur les petites îles, location de quelques jours au moment où l'on veut rayonner. Notre guide de la location en Grèce détaille les prix par saison et les pièges de caution.

Quel budget transport prévoir pour deux semaines en Grèce ?

Pour deux personnes en circuit Athènes plus deux îles des Cyclades, comptez 250 à 400 € de transports intérieurs : environ 40 € de transferts aéroport, 150 à 250 € de ferries pour deux, une trentaine d'euros de bus et métro, et le reste en taxis et bus locaux. Ajoutez 250 à 400 € si vous louez une voiture une semaine en été, carburant compris. Un circuit sur le continent en bus et en train coûte nettement moins cher, autour de 150 € pour deux sur deux semaines. La haute saison d'août majore surtout les ferries rapides et la location de voiture, beaucoup moins les bus et le train.

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