Visiter Symi en 2026 : Que Faire sur l'Île au Port Coloré
Une heure de bateau depuis Rhodes, six cents façades néoclassiques en amphithéâtre et un village qui se vide dès que le dernier bateau d'excursion repart. Le port de Gialos, le Kali Strata, Panormitis et les criques que seul le taxi-boat atteint.
Visiter Symi, c'est entrer dans le seul port grec entièrement bâti en néoclassique coloré : six cents maisons ocre, rouges et jaunes montent en gradins sur les deux versants d'une anse étroite, et un décret de protection interdit d'en changer une façade depuis les années 1970. L'île tient dans treize kilomètres de caillou sec, à une heure de mer de Rhodes.
Comptez une journée pour l'essentiel, deux jours pour l'île entière et une nuit sur place pour la voir vraiment : Symi se remplit entre 10 h 30 et 16 h avec les excursions de Rhodes, et se vide complètement le reste du temps.
Le classement
Que faire à Symi : 8 incontournables
Du port de Gialos aux criques que seul le bateau atteint, classé du plus évident au plus mérité.
Incontournable nº 1
1Gialos, le port en amphithéâtre
L'entrée dans le port est le premier argument de l'île, et le plus difficile à oublier. Le bateau contourne une pointe sèche, l'anse s'ouvre, et six cents maisons néoclassiques montent en gradins sur les deux versants : ocre, rouge sombre, jaune de Naples, frontons blancs et volets bruns. Rien de la carte postale cycladique ici, pas de blanc et bleu : Symi a bâti au XIXe siècle avec l'argent des éponges et de la marine marchande, dans un style néoclassique qu'un décret de protection interdit de modifier depuis les années 1970. Les façades sont vraies, les couleurs imposées, et c'est ce qui rend le port unique dans toute la mer Égée.
Meilleur moment : À l'arrivée, puis vers 19 h quand la lumière passe à l'ocreVoir sur Google Maps
2Le Kali Strata et Chorio, le village haut de Symi
Le Kali Strata, littéralement le bon escalier, relie le port au village haut par environ cinq cents marches de pierre taillées au XVIIIe siècle. La montée prend vingt à trente minutes et traverse le vrai Symi : maisons de capitaines aux portes sculptées, ruines laissées telles quelles depuis le départ des habitants dans les années 1930, bougainvillées et chats. En haut, Chorio, aussi appelée Ano Symi, est le village d'origine, celui que l'on avait bâti loin de la mer pour échapper aux pirates. On y trouve le château des Chevaliers, l'église de la Panagia, le petit musée archéologique (ouvert le matin, fermé le mardi) et une vue qui embrasse le port entier. Sur la crête voisine, les moulins à vent et le Pontikokastro, un vestige circulaire antique, prolongent la promenade. Faites la montée avant 10 h ou après 18 h, l'escalier n'a pas d'ombre.
Meilleur moment : Tôt le matin, ou en fin de journée pour la descente au couchantVoir sur Google Maps
Incontournable nº 3
3Le monastère de Panormitis
À l'autre bout de l'île, au fond d'une baie fermée, le monastère de Taxiarchis Michael Panormitis est le plus grand lieu de pèlerinage du Dodécanèse. Les marins grecs y viennent depuis des siècles demander la protection de l'archange Michel, dont l'icône est couverte d'ex-voto en argent. La cour est pavée de galets noirs et blancs en mosaïque, le clocher baroque date de 1911, et deux petits musées présentent des maquettes de navires et les bouteilles de prières que la mer a ramenées jusqu'ici. On y accède en bus depuis Gialos, par la route de crête, ou par mer avec la plupart des bateaux d'excursion. Tenue couverte exigée, épaules et genoux.
Meilleur moment : En milieu de matinée, avant les bateaux d'excursionVoir sur Google Maps
Rhodes : Symi et le monastère de Panormítis, transfert inclus
Symi est une île de falaises, et ses plus belles criques n'ont pas de route. Les taxi-boats partent du quai de Gialos chaque matin, entre 10 h et 11 h, et récupèrent tout le monde en fin d'après-midi ; comptez 10 à 15 € l'aller-retour par personne. Agios Georgios Dysalonas est la plus spectaculaire, une plage de galets coincée sous une falaise de trois cents mètres qui la met à l'ombre dès 15 h. Nanou ajoute des pins, une taverne et de l'eau turquoise. Marathounda reçoit les chèvres de l'île à l'heure du déjeuner, et Agios Nikolaos est la seule à avoir du sable, des tamaris et un fond qui descend doucement, ce qui en fait la crique des familles.
En descendant de Chorio par le versant opposé au port, on tombe sur Pedi en une vingtaine de minutes : une anse agricole où les barques de pêche sèchent sur la grève, avec deux tavernes et une plage modeste. C'est le seul coin plat de Symi et son ancien grenier. De là, un sentier côtier mène en trente minutes à Agios Nikolaos d'un côté, et à Agia Marina de l'autre, où une chapelle blanche occupe un îlot que l'on rejoint en nageant vingt mètres. Un bateau-navette relie aussi Pedi à ces deux plages toutes les heures en été, pour quelques euros.
Meilleur moment : L'après-midi, quand la baie est encore au soleilVoir sur Google Maps
Incontournable nº 6
6L'histoire des éponges et le musée maritime
Au XIXe siècle, Symi comptait vingt-cinq mille habitants, soit dix fois sa population actuelle, et vivait de deux choses : la construction navale et la pêche aux éponges. Les plongeurs de l'île descendaient en apnée, puis en scaphandre à partir des années 1860, et la maladie des caissons a décimé des générations entières. Les boutiques du port vendent encore les éponges, aujourd'hui pêchées ailleurs pour l'essentiel, et le musée nautique, sur la place du port, raconte cette histoire en maquettes, en instruments et en photographies. Une petite fabrique près du quai montre le nettoyage et le taillage. C'est court, une heure suffit, et cela explique pourquoi ce village a des maisons de riches.
Meilleur moment : En milieu de journée, à l'abri de la chaleurVoir sur Google Maps
Incontournable nº 7
7Dîner sur le quai et goûter les crevettes de Symi
L'île a sa spécialité, et ce n'est pas un argument de brochure : les garides symiakes, minuscules crevettes locales que l'on fait frire entières et que l'on mange avec la carapace, en pressant du citron dessus. On les sert partout sur le quai, en mezze, avec une ouzo. Le reste de la carte reste classique et honnête, poisson du jour au poids et légumes du potager. Le bon moment tombe après 20 h, quand les derniers bateaux d'excursion sont partis depuis longtemps, que les tables débordent sur le pavé et que le port se vide de tout ce qui n'est pas de l'île. Les tavernes du fond du bassin, côté est, sont plus fréquentées par les habitants que celles du débarcadère.
Meilleur moment : Après 20 h, une fois les excursions repartiesVoir sur Google Maps
Incontournable nº 8
8Les sentiers muletiers et les chapelles perdues
Symi fait treize kilomètres de long et compte plus de cent chapelles, la plupart perdues dans des collines sans une seule route. Un réseau de sentiers muletiers dallés, entretenu et balisé depuis une quinzaine d'années, relie Chorio à Panormitis en quatre heures, et dessert au passage Agios Vasilios et sa crique au sud-ouest, ou le château de Chorio par le versant nord. Les randonnées se font entre octobre et mai : en plein été, l'île est un caillou nu à trente-cinq degrés sans point d'eau. Emportez deux litres par personne et partez au lever du jour, la carte des sentiers se trouve dans les boutiques du port.
Meilleur moment : D'octobre à mai, ou au lever du jour en étéVoir sur Google Maps
Le château des Chevaliers, tout en haut de Chorio, occupe l'emplacement de l'acropole antique et se visite librement : les Hospitaliers de Rhodes l'ont bâti au XVe siècle avec les pierres du temple d'Athéna, et la vue depuis ses murs porte jusqu'à la côte turque, à sept kilomètres seulement. En redescendant, la Pharmacie folklorique et le petit musée archéologique de Chorio occupent deux maisons anciennes et se font en quarante minutes à eux deux. Enfin, si votre séjour tombe le 8 novembre, la fête de l'archange Michel remplit Panormitis de pèlerins venus de tout le Dodécanèse, et l'île entière se déplace pour l'occasion.
Le vrai point de friction
Aller à Symi : quelle traversée, et combien de temps sur l'île
Symi n'a pas d'aéroport. Tout se joue au bateau, et le choix du bateau décide de la journée entière : cinq heures dans la cohue des excursions, ou huit heures avec le port pour vous au lever et au coucher du jour. Choisissez votre point de départ.
Le port commercial, d'où partent les lignes régulières
Dodekanisos Express et Dodekanisos Pride
50 min à 1 h 15
Catamaran rapide, ligne régulière
Prix
20 à 28 € l'aller
Fréquence
Presque tous les jours, départ tôt le matin
Votre journée sur l'île8 h 15 sur place
9 h 3017 h 45
6 h
10 h
14 h
18 h
22 h
Plus de 8 h sur l'île, la journée entière sans la contrainte du groupe
C'est le meilleur choix pour une journée à Symi et personne ne le dit. Vous arrivez une heure avant les excursions et vous repartez une heure après elles, ce qui vous laisse l'île presque vide aux deux extrémités.
ANES Ferries, Symi I et Proteus
1 h 30 à 2 h
Ferry local, plus lent et plus rustique
Prix
15 à 20 € l'aller
Fréquence
Plusieurs rotations par semaine, horaires variables
Votre journée sur l'île5 h sur place
11 h 3016 h 30
6 h
10 h
14 h
18 h
22 h
5 h sur l'île, mais la grille change d'un jour à l'autre
La compagnie de l'île, la moins chère et la plus utile si vous dormez sur place. Consultez la grille de la semaine sur place ou par téléphone, elle bouge en fonction du vent et de la saison.
Notre conseil au départ de Rhodes, Kolona
Le catamaran de 8 h 30 et le retour de 17 h 45 forment la meilleure journée possible à Symi. Réservez la veille en juillet et en août, il se remplit.
La décision qui change tout
Combien de temps pour visiter Symi : une journée ou une nuit ?
Une journée suffit pour le port, le Kali Strata et Chorio. Deux jours avec une nuit sur place permettent d'ajouter Panormitis et une crique, et surtout de voir l'île sans la foule. Car Symi vit deux vies dans la même journée. De 10 h 30 à 16 h, les bateaux venus de Rhodes posent plusieurs centaines de visiteurs sur un quai qui n'en compte presque aucun le reste du temps : les boutiques d'éponges tournent à plein, les tavernes du débarcadère affichent complet et le Kali Strata se monte en file. Après le dernier départ, le port se vide en vingt minutes et redevient ce qu'il est, un village de deux mille cinq cents habitants.
À la journée en excursion : environ 5 h sur place, aux heures les plus chaudes et les plus fréquentées, escale à Panormitis souvent comprise dans le temps.
À la journée en catamaran régulier : plus de 8 h sur place, avec le port presque désert avant 10 h et après 16 h. Le meilleur compromis si vous ne dormez pas là.
Une nuit sur place : vous récupérez les deux plus beaux moments, le dîner sur le quai et la lumière du matin sur les façades, avant l'arrivée du premier bateau.
Deux nuits : la seule formule qui laisse la place aux criques en taxi-boat et à Panormitis sans courir après un horaire de retour.
Notes et avis Booking.com relevés en septembre 2026, disponibilités sur Hotels.com.
Où dormir : Gialos, Chorio ou Pedi
L'île compte peu de lits, réservés très en avance pour juillet et août. À Gialos, on dort dans les anciennes maisons de capitaines rénovées autour du port, avec les tavernes en bas et le bruit du quai jusqu'à minuit. À Chorio, les pensions du village haut coûtent moins cher et offrent la vue plongeante, mais il faut monter les cinq cents marches du Kali Strata à chaque retour, courses comprises. Pedi convient aux familles : c'est plat, au bord de l'eau, à vingt minutes de bus du port.
Sachez qu'aucune adresse de Gialos n'échappe totalement aux escaliers, et que les valises à roulettes sont un mauvais choix ici.
L'île est un rempart de falaises et ne compte qu'une seule plage à portée de marche depuis le port. Tout le reste se rejoint en taxi-boat, ce qui est moins contraignant qu'il n'y paraît : les départs sont groupés le matin et le retour en fin d'après-midi.
Des criques sous les falaises, pas des plages de sable
Nos Beach est la seule que l'on rejoint à pied, quinze minutes au nord de Gialos par la promenade du bord de mer, avec transats, plateformes et un bar. Elle a le mérite d'exister et le défaut d'être bondée. Les vraies beautés sont sur la côte est et sud : Agios Georgios Dysalonas écrasée par sa falaise, Nanou sous les pins avec sa taverne, Marathounda et ses chèvres.
Prévoyez des chaussons de bain : le galet est roulant partout, et le fond descend vite dès le premier mètre sauf à Agios Nikolaos.
Où
Accès
Type
Pour qui
Nos Beach
15 min à pied depuis Gialos
Galets, transats, plateformes, bar
Escale d'une journée
Agios Georgios Dysalonas
Taxi-boat uniquement, 20 min
Galets sous une falaise de 300 m
La plus spectaculaire
Nanou
Taxi-boat, 25 min
Galets clairs, pins, une taverne
Journée entière, déjeuner sur place
Marathounda
Taxi-boat ou piste, 30 min
Galets, taverne, chèvres en liberté
Tranquillité
Agios Nikolaos
Bateau depuis Pedi, ou 30 min à pied
Du sable, des tamaris, fond doux
Familles, jeunes enfants
Agia Marina
Bateau depuis Pedi, ou sentier côtier
Chapelle sur un îlot, eau peu profonde
Baignade courte, photo
Bon à savoir : Dysalonas passe à l'ombre dès le milieu de l'après-midi à cause de sa falaise, ce qui est une bénédiction en août et un problème en mai. Les taxi-boats affichent leurs destinations du jour sur des ardoises, au pied du débarcadère.
Comment aller à Symi en pratique
Symi n'a ni aéroport, ni pont. Le comparateur ci-dessus détaille chaque traversée ; voici la logistique autour.
Depuis la France : vol direct vers Rhodes en saison au départ de Paris, Lyon, Marseille et Nantes, ou correspondance par Athènes le reste de l'année. C'est l'itinéraire de 90 % des visiteurs de Symi.
Deux ports à Rhodes : ne les confondez pas. Les lignes régulières partent de Kolona, le port commercial, et les excursions de Mandraki, au pied de la vieille ville. Il y a quinze minutes de marche entre les deux et beaucoup de bateaux ratés à cause de ça.
Depuis l'aéroport de Rhodes : comptez 30 minutes jusqu'au port en taxi, une heure en bus avec changement. Les derniers départs vers Symi tombent souvent en début d'après-midi, ce qui condamne les vols de fin de journée.
Réservation : indispensable en juillet et en août pour le catamaran. Hors saison, la grille dépend du vent et se confirme la veille. Notre guide des ferries en Grèce détaille les compagnies et les modes de réservation.
Sur l'île : un bus relie Gialos, Chorio, Pedi et Panormitis plusieurs fois par jour, quelques taxis attendent sur le quai, et les taxi-boats desservent les criques. La voiture n'a aucun intérêt ici.
Ce qu'il faut emporter, et ne pas emporter
Des chaussures fermées à semelle adhérente : les dalles du Kali Strata sont polies par deux siècles de passage. Des chaussons de bain, aucun accès à l'eau n'étant sablonneux hormis Agios Nikolaos. Un sac souple plutôt qu'une valise rigide, parce que tout finit en escalier. Un chapeau et de l'eau : l'île est un caillou nu, sans ombre dès que l'on quitte le port, et les sentiers n'ont pas une seule fontaine.
Réserver une excursion depuis Rhodes
Si vous ne restez pas dormir, la journée organisée règle la logistique. Celle qui part en hors-bord met une heure au lieu de deux, et vous laisse donc plus de temps à Gialos que les bateaux d'excursion classiques.
L'excursion la plus réservée
Rhodes : excursion en hors-bord à Symi avec temps libre pour explorer
4,5/ 5·5 376 avis
Environ 1 h de traversée depuis Rhodes, contre 1 h 30 en bateau d'excursion
L'île s'étire du nord au sud sur treize kilomètres. Tout ce qui est habité tient dans son tiers nord : Gialos au bord de l'eau, Chorio juste au dessus, Pedi dans l'anse voisine. Le reste est un plateau sec que traverse une seule route, celle qui descend vers Panormitis, à la pointe sud.
Un peu plus cher que Rhodes à prestation égale, parce que l'île a peu de lits et que tout arrive par bateau. Quelques repères pour 2026 :
Nuit en chambre double (juin, septembre)80 - 160 €
Dîner pour deux en taverne du port40 - 65 €
Catamaran Rhodes - Symi (aller)20 - 28 €
Taxi-boat vers une crique (aller-retour)10 - 15 €
Bus Gialos - Panormitis (aller)2 - 4 €
Estimations indicatives 2026, hors pic du 15 août. Pensez aussi à la taxe de séjour.
Symi, Rhodes ou Kos : laquelle choisir ?
Les trois îles du Dodécanèse se rejoignent facilement entre elles, mais elles ne jouent pas du tout le même rôle dans un séjour.
Île
Durée idéale
Ce qu'elle a de particulier
Symi
2 jours
Le port néoclassique, le calme du soir, peu de plages
Rhodes
4 à 7 jours
Cité médiévale, Lindos, plages, base logistique
Kos
3 à 5 jours
Sable, vélo, Asclépiéion, familles
Chalki, Tilos
1 à 2 jours
Encore plus petites et plus calmes que Symi
Le montage qui fonctionne le mieux prend Rhodes comme base, y consacre quatre à cinq jours, et intercale deux nuits à Symi au milieu. Si le séjour dépasse la semaine, Kos se glisse dans la boucle par la même ligne de catamaran.
Quand partir à Symi ?
Le port est encaissé entre deux versants de pierre qui emmagasinent la chaleur toute la journée et la restituent le soir. Ce détail décide de la saison plus que la température affichée.
Mai, juin et septembre : la fenêtre idéale. Mer déjà chaude, lumière longue, chaleur tenable et bateaux qui tournent tous les jours.
Juillet et août : le maximum d'affluence et de prix, avec une réverbération pénible sur la pierre. Prévoyez la climatisation et les criques à l'ombre l'après-midi.
Octobre : encore doux, début de la saison de randonnée, mais les liaisons se raréfient et une partie des adresses ferme.
De novembre à mars : l'île tourne au ralenti et les traversées dépendent du vent. À réserver aux curieux, et jamais sans marge sur le retour.
Nos relevés de météo en Grèce donnent les températures de l'air et de la mer mois par mois, et notre guide sur quand partir en Grèce croise affluence et prix.
Prolonger : le reste du Dodécanèse
Symi fonctionne comme une parenthèse au milieu d'un séjour à Rhodes, dont elle est l'exact contraire. Rhodes a une cité médiévale, des plages et des vols directs ; Symi a un port et le silence après 16 h. La même ligne de catamaran continue vers Kos et vers les petites îles de Chalki et Tilos. Plus au sud, entre Rhodes et la Crète, Karpathos joue la même carte que Symi, celle d'une île restée à l'écart, avec des montagnes et des plages en plus. Le portrait des 14 îles est dans notre guide pour visiter le Dodécanèse.
Par bateau uniquement, Symi n'a pas d'aéroport. La porte d'entrée est Rhodes, à une heure de mer : le catamaran rapide Dodekanisos Express part du port commercial de Kolona en 50 minutes à 1 h 15 pour 20 à 28 € l'aller, et les bateaux d'excursion partent de Mandraki en 1 h 30, aller-retour vendu 30 à 45 €. La compagnie locale ANES Ferries assure aussi des rotations plus lentes et moins chères. Depuis Kos, la liaison saisonnière prend 2 h à 2 h 30 et ne tourne que quelques jours par semaine. Depuis Le Pirée, le ferry de nuit Blue Star met 14 à 16 h. En pratique, on rejoint Rhodes en avion puis Symi en bateau.
Combien de temps faut-il pour visiter Symi ?
Une journée suffit à voir le port de Gialos, à monter le Kali Strata jusqu'à Chorio et à déjeuner sur le quai, à condition de prendre le catamaran du matin et non l'excursion organisée : le premier vous laisse plus de huit heures sur place, la seconde environ cinq. Deux jours et une nuit changent la nature du séjour, parce que l'île se vide à 16 h et redevient un village de deux mille cinq cents habitants. Trois à quatre jours permettent d'ajouter Panormitis, deux ou trois criques en taxi-boat et une randonnée. Au delà, Symi est petite et vous en aurez fait le tour.
Quelle est la plus belle île du Dodécanèse ?
Symi remporte presque tous les suffrages sur le seul critère de l'architecture : aucun autre port grec n'aligne six cents maisons néoclassiques colorées en amphithéâtre, et le décret qui gèle les façades depuis les années 1970 a évité le bétonnage. Rhodes l'emporte largement sur le patrimoine, avec sa cité médiévale classée et Lindos, et sur les plages. Kos offre plus de sable et une meilleure logistique familiale. Patmos a la grotte de l'Apocalypse et un village blanc superbe. Le bon réflexe consiste à combiner : Rhodes comme base, Symi pour deux jours, et Kos si le séjour dépasse la semaine.
Quels sont les avis sur l'île de Symi ?
Les visiteurs saluent presque unanimement le port, le calme du soir et la qualité des tavernes, et reprochent trois choses concrètes. D'abord l'absence de vraies plages accessibles à pied : tout se fait en taxi-boat, ce qui ajoute 10 à 15 € par jour et par personne. Ensuite les marches, omniprésentes, qui rendent l'île difficile avec une poussette, un fauteuil ou de grosses valises. Enfin la chaleur de juillet et d'août, réverbérée par la pierre, dans un port encaissé sans un souffle d'air certains jours. Ceux qui repartent déçus sont presque toujours venus à la journée en excursion, entre 11 h et 16 h, aux heures les plus mauvaises.
Faut-il dormir à Symi ou venir à la journée depuis Rhodes ?
Dormez sur place si vous le pouvez. Entre 10 h 30 et 16 h, les bateaux d'excursion déversent plusieurs centaines de visiteurs sur un quai qui n'en compte que quelques-uns le reste du temps, et c'est exactement la tranche horaire que l'on vend aux visiteurs à la journée. Après le départ du dernier bateau, le port redevient un village : les tables sortent sur le pavé, la lumière passe à l'ocre sur les façades et il n'y a plus de queue nulle part. L'île compte peu de lits, l'essentiel en petites pensions et maisons rénovées à Gialos et à Chorio, donc réservez tôt pour juillet et août.
Y a-t-il des plages à Symi ?
Oui, mais presque aucune n'est accessible à pied depuis le port. Nos Beach, à quinze minutes de marche au nord de Gialos, est la seule exception, avec des plateformes, des transats et une eau profonde. Tout le reste demande un bateau : Agios Georgios Dysalonas sous sa falaise, Nanou et ses pins, Marathounda et ses chèvres, Agios Nikolaos qui est la seule à avoir du sable et un fond doux. Les taxi-boats partent du quai vers 10 h et reviennent vers 17 h, pour 10 à 15 € l'aller-retour. Depuis Pedi, un sentier côtier de trente minutes atteint Agios Nikolaos et Agia Marina sans bateau.
Quand partir à Symi ?
Mai, juin et septembre forment la fenêtre idéale : mer déjà chaude, journées longues, et une chaleur que le port encaissé rend supportable. Juillet et août concentrent l'affluence et une réverbération pénible sur la pierre, avec des prix d'hébergement au plus haut. Octobre reste très agréable et c'est le début de la saison de randonnée, mais les liaisons se raréfient. De novembre à mars, l'île tourne au ralenti, une partie des tavernes et des pensions ferme et les bateaux dépendent du vent. Notre guide sur quand partir en Grèce détaille les températures mois par mois.
Peut-on visiter Symi sans voiture ?
Oui, et c'est même le mode normal. L'île n'a qu'une seule route digne de ce nom, celle qui relie Gialos à Panormitis par la crête, et personne ne loue de voiture pour deux jours ici. Tout le village se fait à pied, en escaliers. Un bus relie Gialos, Chorio, Pedi et Panormitis plusieurs fois par jour, les taxi-boats desservent les criques, et quelques taxis attendent sur le quai. Louer un scooter n'a d'intérêt que pour Panormitis en toute liberté. Si votre séjour englobe Rhodes, en revanche, la voiture y est utile et notre guide pour louer une voiture en Grèce détaille les conditions.
Un projet de voyage en Grèce ?
Une question sur votre escale à Symi ou sur le reste de votre itinéraire dans le Dodécanèse ? Contactez-nous, on vous aiguille avec plaisir.
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Comment aller à Symi en pratique
Symi n'a ni aéroport, ni pont. Le comparateur ci-dessus détaille chaque traversée ; voici la logistique autour.
Ce qu'il faut emporter, et ne pas emporter
Des chaussures fermées à semelle adhérente : les dalles du Kali Strata sont polies par deux siècles de passage. Des chaussons de bain, aucun accès à l'eau n'étant sablonneux hormis Agios Nikolaos. Un sac souple plutôt qu'une valise rigide, parce que tout finit en escalier. Un chapeau et de l'eau : l'île est un caillou nu, sans ombre dès que l'on quitte le port, et les sentiers n'ont pas une seule fontaine.
Réserver une excursion depuis Rhodes
Si vous ne restez pas dormir, la journée organisée règle la logistique. Celle qui part en hors-bord met une heure au lieu de deux, et vous laisse donc plus de temps à Gialos que les bateaux d'excursion classiques.
Rhodes : excursion en hors-bord à Symi avec temps libre pour explorer