La baie de Livadi à Sérifos vue depuis les hauteurs de la Chora, avec le port, les maisons blanches au bord de l'eau et Sifnos à l'horizon
Vérifié et mis à jour le 21 septembre 2026

Visiter Sérifos en 2026 :
Que Faire, Chora, Plages et Mines

Une Chora blanche tassée sur son piton, des plages où l'on est encore seul en août et un pays minier couleur de rouille : le guide de la plus brute des Cyclades de l'ouest.

Pourquoi visiter Sérifos en 2026

Visiter Sérifos, c'est choisir la première grande escale de la ligne ouest des Cyclades, à 170 km du Pirée. 75 km² de collines pelées, environ 1 200 habitants, une Chora parmi les plus belles de l'archipel et une histoire minière que ses voisines n'ont pas. L'île reste bien moins fréquentée que Milos ou Sifnos.

Comptez 3 à 4 jours. Le ferry met environ 2 h depuis Le Pirée en navire rapide, et tout arrive à Livadi, au pied de la Chora. Le bus couvre la côte est et les villages du nord ; pour l'ouest minier, prévoyez un scooter ou une voiture.

Le classement

Que faire à Sérifos : 8 incontournables

De la Chora au-dessus du port jusqu'aux criques du sud, du plus emblématique au plus confidentiel.

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La Chora, en amphithéâtre sur son piton

C'est la première image de l'île, depuis le pont du ferry : un village blanc tassé sur un piton, deux cents mètres au-dessus du port. La Chora de Sérifos se classe parmi les plus belles des Cyclades, et sa densité tenait lieu de rempart contre les pirates. Elle a deux étages. En bas, Kato Chora abrite le musée folklorique et un petit théâtre de plein air. En haut, Pano Chora commence aux trois moulins restaurés et à la Pano Piatsa, la place où l'île se retrouve toute l'année, entre l'hôtel de ville néoclassique et l'église Agios Athanasios. Des escaliers montent de là jusqu'aux restes du Kastro vénitien, d'où l'on voit toute la baie de Livadi et, par temps clair, Sifnos.

Meilleur moment : En fin de journée, puis pour dînerGoogle MapsVoir sur Google Maps
Le port et le village de Livadi vus depuis les hauteurs de la Chora de Sérifos, avec la jetée, les maisons blanches au bord de la baie et Sifnos à l'horizon2
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Monter de Livadi à la Chora par l'escalier

La route fait deux kilomètres de virages et le bus met un quart d'heure. L'ancien chemin muletier, lui, monte en ligne presque droite, en escaliers de pierre, sur environ 2,4 km. Comptez trente à quarante minutes de montée, beaucoup moins pour redescendre. C'est la meilleure introduction à l'île : le village de Livadi rapetisse sous vos pieds, la Chora grandit au-dessus, et l'on arrive sur la place au moment où la lumière tombe. La formule qui marche : monter à pied avant le coucher du soleil, dîner en haut, redescendre en bus.

Meilleur moment : Une heure avant le coucher du soleilGoogle MapsVoir sur Google Maps
La baie de Megalo Livadi à Sérifos, avec l'ancienne rampe métallique de chargement du minerai de fer rouillée au-dessus de l'eau et le bâtiment néoclassique de la compagnie minière sur le rivage3
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Megalo Livadi, le village de la mine

Dix kilomètres à l'ouest de la Chora, la route descend sur une baie où rien ne ressemble aux Cyclades des cartes postales. Megalo Livadi a été construit pour l'exploitation du fer : un siège de compagnie néoclassique, des maisons ouvrières à demi effondrées, des galeries béantes dans les collines rouille et une rampe de chargement qui avance toujours au-dessus de l'eau. C'est ici que les mineurs ont fait grève le 21 août 1916, grève qui a fini dans le sang et a arraché la journée de huit heures. Aujourd'hui, deux ou trois tavernes posent leurs tables sous les tamaris, au ras de l'eau. Le détail du parcours est plus bas, arrêt par arrêt.

Meilleur moment : L'après-midi, en finissant par une baignadeGoogle MapsVoir sur Google Maps
Une langue de sable entre deux criques turquoise, terminée par un promontoire rocheux et une petite chapelle blanche à coupole bleue, sur la côte de Sérifos4
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Agios Sostis, la chapelle entre deux criques

Au nord de Psili Ammos, une langue de sable sépare deux criques et finit sur un promontoire où se tient une chapelle blanche. Agios Sostis est souvent citée comme la plus belle plage de l'île par ceux qui la connaissent, parce qu'elle offre deux baignades selon le vent : l'une des anses est toujours abritée. Il n'y a presque rien sur place, peu d'ombre, et il vaut mieux laisser la voiture sur le haut plutôt que de descendre jusqu'aux tamaris. Le bus d'été la dessert.

Meilleur moment : Le matin, avant l'arrivée du mondeGoogle MapsVoir sur Google Maps
Vue aérienne d'une longue baie de sable de Sérifos bordée de collines arides et de maisons dispersées, avec une mer turquoise peu profonde5
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Psili Ammos et les plages de la côte est

C'est la plage que tout le monde cite. Psili Ammos, longue anse de sable blanc bordée de tamaris, a été élue en 2003 plus belle plage de Méditerranée par les lecteurs du Sunday Times, et en juillet-août elle paie cette réputation : elle est pleine dès 11 h. Allez-y en juin ou en septembre, ou tôt le matin. Juste au nord, Agios Ioannis est plus calme. Au sud de Livadi, Livadakia est la plus pratique : sable fin, pente douce, à pied depuis le port, et à l'abri du meltem. Pour le masque, continuez jusqu'à Lia, qui se gagne à pied et fait face à l'îlot de Vous.

Meilleur moment : Avant 11 h en plein étéGoogle MapsVoir sur Google Maps
Le monastère des Taxiarques à Sérifos, bâtiment blanc fortifié aux murs aveugles avec un clocher et une coupole, au-dessus de terrasses de pierre sèche6
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Le monastère fortifié des Taxiarques

Bâti en 1572 près du village de Galani, dans le nord de l'île, le monastère ressemble d'abord à une forteresse : de hauts murs blancs presque aveugles, pensés contre les raids de pirates. À l'intérieur, l'église dédiée aux archanges Michel et Gabriel, patrons de Sérifos, garde des fresques du XVIIIe siècle, une iconostase sculptée et un trône épiscopal incrusté d'ivoire. Il a compté jusqu'à soixante moines ; un seul y vit aujourd'hui. Les horaires dépendent de lui, alors appelez avant de monter (22810 51027) pour trouver porte ouverte, et prévoyez une tenue couvrant épaules et genoux.

Meilleur moment : En matinée, après avoir téléphonéGoogle MapsVoir sur Google Maps
Maisons blanches dispersées dans un vallon verdoyant de l'intérieur de Sérifos, entre les oliviers et les murets de pierre sèche, avec une petite église byzantine en pierre7
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Les villages du nord : Panagia, Galani, Kallitsos

La plupart des visiteurs ne dépassent jamais la Chora vers le nord, et c'est dommage. Une petite route dessert quatre hameaux posés dans des cultures en terrasses. Panagia doit son nom à une église byzantine plantée près d'un très vieil olivier ; chaque 15 août, la fête de la Xylopanagia s'y déroule autour de l'arbre. Kallitsos, blotti dans un vallon vert, est le plus joli. Galani et Pyrgos complètent la boucle, qui passe par le monastère et redescend vers Platys Gialos et Sykamia, deux plages du nord qu'on atteint par des descentes raides à travers les terrasses.

Meilleur moment : En fin d'après-midi, pour la lumière sur les terrassesGoogle MapsVoir sur Google Maps
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La côte sud en bateau : Kalo Ampeli, Vagia, Ganema

La côte sud aligne des baies profondes que la route n'atteint qu'en partie. Vagia et Ganema sont desservies en voiture et par le bus d'été : sable, tamaris, eau calme. Kalo Ampeli, que certains tiennent pour la plus belle de Sérifos, ne s'atteint qu'à pied : des galets fins, une eau limpide et des fonds rocheux où le masque vaut le détour. Les sorties en bateau depuis Livadi font le tour de ces criques à la journée, avec des arrêts baignade là où aucune route ne mène. Plus à l'ouest, l'Aspros Kavos n'est pas une plage mais un chaos rocheux troué de cavités, où l'on plonge dans une eau très profonde. À réserver aux bons nageurs, par mer calme.

Meilleur moment : De juin à septembre, les jours sans meltemGoogle MapsVoir sur Google Maps

Et aussi, si vous avez le temps

Le musée archéologique de la Chora, installé dans une maison traditionnelle, expose des sculptures funéraires en marbre retrouvées sur l'île. Sur la route de la Chora, l'atelier de céramique Kerameio cuit des grès à haute température, loin des boutiques de souvenirs. Enfin, un domaine en agriculture biologique, sur les hauteurs de Platys Gialos, vinifie encore le serifiotiko, le cépage blanc de l'île, que la fermeture des mines avait presque fait disparaître. Et si vous tenez au mythe : c'est à Sérifos que Persée aurait changé le roi Polydectès en pierre avec la tête de Méduse.

L'autre Sérifos

Sur la trace des anciennes mines de Sérifos

Pendant près d'un siècle, l'ouest de l'île a vécu du minerai de fer, avec des mineurs venus de toutes les Cyclades. Les vestiges s'égrènent le long d'une seule route, de la tour antique d'Akonidia jusqu'à la baie d'Avessalos. Choisissez un arrêt : la frise du bas montre l'époque à laquelle il appartient.

Megalo Livadi, à 10 km de la Chora

Le siège de la compagnie

On ne s'attend pas à trouver un bâtiment néoclassique au fond d'une baie des Cyclades, et c'est pourtant la première chose qu'on voit en arrivant à Megalo Livadi. L'ancien siège de la société minière, dans le style des architectes de l'école Ziller, abritait les bureaux et le logement du directeur. Autour, le hameau a été bâti pour les besoins du chantier : maisons ouvrières à demi effondrées, entrepôts, rails qui s'arrêtent dans le vide, et des bouches de galeries ouvertes dans les collines couleur de rouille.

Google MapsVoir siège de la compagnie sur Google Maps
Ce qui reste
Le bâtiment de la direction, restauré, les maisons ouvrières, des rails
Temps sur place
1 h à 1 h 30 avec la balade dans le hameau
Se baigner
Megalo Livadi même, ou Avlomonas juste à côté
Y aller
Voiture recommandée, deux bus par jour seulement en été

Trois mille ans de fer, en cinq dates

  1. Antiquité

    Fer et cuivre extraits à ciel ouvert et en galeries ; les textes anciens n'en disent presque rien.

  2. Après 1204

    Sous domination vénitienne, les mines rouvrent après des siècles d'abandon.

  3. Fin du XIXe s.

    Exploitation industrielle par la Société des mines de Seriphos-Spiliazeza ; la population double entre 1880 et 1910.

  4. 21 août 1916

    Grève des 460 mineurs, fusillade sur le quai de chargement, puis la journée de huit heures.

  5. Années 1960

    Fermeture des mines. L'île se vide, avant que le tourisme ne prenne le relais.

Les galeries, on les regarde de l'extérieur

Les bouches de galeries et les bâtiments ouvriers ne sont ni balisés ni sécurisés. Les planchers ont cédé, des puits s'ouvrent sans prévenir et les structures métalliques rouillent depuis soixante ans. On s'en tient aux chemins et au quai, et on ne laisse pas les enfants s'approcher des entrées.

Par côte

Quelles sont les plus belles plages de Sérifos ?

Les habitants en comptent plus de soixante-dix, et une poignée seulement sont aménagées. Le choix dépend surtout du vent et de la manière dont vous vous déplacez. Voici comment elles se répartissent.

  • Autour de Livadi : Livadi même, la plus longue de l'île avec 1,5 km de sable, et Livadakia, sable fin et pente douce. Toutes deux à pied du port et à l'abri du meltem. Le choix des familles.
  • La côte est : Psili Ammos, Agios Ioannis et Agios Sostis, desservies par le bus d'été. Les plus belles plages de sable, les plus fréquentées aussi.
  • La côte sud : Vagia et Ganema en voiture ou en bus, Kalo Ampeli et Lia à pied. Eau limpide, fonds rocheux pour le masque, très peu d'ombre.
  • L'ouest minier : Megalo Livadi et Avlomonas, eau calme devant les tavernes ; Avessalos pour le coucher du soleil. Voiture ou scooter indispensable.
  • Le nord : Platys Gialos, découpée en trois criques, et Sykamia au bout d'une descente dans les terrasses. Peu de monde, même en août.
Chapelle blanche au clocher bleu posée sur les rochers de la côte de Sérifos, face à la mer et à un îlot

Le vent décide de la plage

De mi-juillet à fin août, le meltem souffle du nord, parfois plusieurs jours de suite. Les plages exposées du nord deviennent inconfortables, et les sorties en bateau sont annulées sans préavis. Ces jours-là, rabattez-vous sur Livadakia, Avlomonas ou les criques du sud, protégées par le relief.

Sérifos ou Sifnos : laquelle choisir ?

Deux îles voisines, trente minutes de ferry entre les deux, et deux caractères opposés. Voici ce qui les sépare vraiment.

CritèreSérifosSifnos
PaysageSec, minéral, collines pelées couleur rouillePlus vert, oliviers et terrasses cultivées
VillagesUne Chora perchée, quatre hameauxUne dizaine de villages, dont Kastro et Apollonia
PlagesNombreuses, sauvages, souvent sans serviceMoins nombreuses, plus aménagées
TableSimple, fromages locaux et revithadaLa meilleure réputation des Cyclades
RandonnéeOnze sentiers balisés, dont celui des minesUne centaine de kilomètres balisés
FréquentationCalme hors de Livadi et Psili AmmosPlus soutenue en juillet-août
Depuis Le PiréeEnviron 2 h en rapide, 4 h 30 en classique2 h 40 à 3 h en rapide, 5 à 6 h en classique

Pour un premier voyage centré sur les plages et le calme, Sérifos. Pour les villages, la cuisine et la marche, Sifnos. Dans les deux cas, le trajet est si court qu'il serait dommage de ne pas enchaîner les deux.

Combien de jours à Sérifos et quel itinéraire ?

L'île est petite, mais ses trois secteurs, Livadi et la Chora, le nord agricole et l'ouest minier, se parcourent lentement.

Sérifos en 2 jours

L'escale sur la ligne ouest

  • Jour 1 : arrivée à Livadi, baignade à Livadakia, montée à la Chora par l'escalier au couchant, dîner sur la Pano Piatsa.
  • Jour 2 : scooter le matin vers Megalo Livadi et ses mines, retour par Psili Ammos, ferry en fin de journée.

Sérifos en 3-4 jours

Le format idéal et recommandé

  • Jour 1 : Livadi, montée à pied vers la Chora, Kastro et moulins au coucher du soleil.
  • Jour 2 : la côte est en bus : Psili Ammos tôt le matin, puis Agios Sostis.
  • Jour 3 : le parcours minier en voiture, de l'Aspros Pyrgos à Megalo Livadi, coucher de soleil à Avessalos.
  • Jour 4 : les villages du nord et le monastère des Taxiarques le matin, Platys Gialos l'après-midi.

Combiné Cyclades de l'ouest

Sur 10 à 12 jours

  • 3 nuits : Sérifos pour commencer, à 2 h du Pirée.
  • 3 nuits : Sifnos, à 30 minutes de ferry, pour les villages et la table.
  • 4 nuits : Milos et ses paysages volcaniques, avec un aéroport relié à Athènes pour rentrer.

Combien de jours pour visiter Sérifos ?

Trois nuits pleines forment le bon dosage pour un premier séjour : une journée pour Livadi et la Chora, une pour les plages de l'est, une pour l'ouest minier. Ajoutez-en une ou deux si vous voulez marcher. Si vous avez plus de temps, notre itinéraire de 10 jours dans les Cyclades détaille la ligne ouest de bout en bout, avec les horaires de ferry à prévoir.

Chapelle blanche à porte bleue sur une colline de Sérifos, au bout d'un chemin bordé de broussailles, avec un drapeau grec et la mer en contrebas
À pied

Randonner à Sérifos : les sentiers de fer et de pierre

Les anciens chemins muletiers ont survécu à la route, et la municipalité en a balisé onze, numérotés et signalés par une grenouille, le symbole antique de l'île. Les sentiers 1 à 6 et 10 sont bien fléchés ; les 7, 8 et 9 demandent une carte.

  • La Chora vers Livadi : 2,4 km presque entièrement en escaliers. À faire à la montée au couchant, ou à la descente en rentrant de dîner.
  • Kentarchos vers la Pano Chora : 2,6 km, environ une heure, par le belvédère de Vounaki. La meilleure introduction à l'intérieur de l'île.
  • D'Akonidia à Koutalas : le sentier qui suit les chemins d'exploitation des mines, depuis l'Aspros Pyrgos. Le plus parlant sur l'histoire industrielle.
  • De Sklavogiannis à Sykamia : 6,8 km par Karavas, le plus long et sans doute le plus beau, avec une plage à l'arrivée.

Sérifos sur la carte

L'île est presque ronde, avec une route qui en fait quasiment le tour. Livadi et la Chora occupent la côte est, les hameaux et le monastère se partagent le nord, et l'ouest comme le sud forment le pays minier, où les plages alternent avec les ruines industrielles.

Carte touristique illustrée de Sérifos situant le port de Livadi et la Chora à l'est, les plages de Psili Ammos, Agios Sostis, Livadakia et Lia, le monastère des Taxiarques et les villages de Galani et Panagia au nord, Megalo Livadi, l'Aspros Pyrgos et Avessalos à l'ouest, Koutalas, Ganema et Vagia au sud

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Comment aller à Sérifos ?

Pas d'aéroport : tout le monde arrive par la mer, au port de Livadi.

  • Depuis Le Pirée : environ 2 h en navire rapide, jusqu'à 4 h 30 en ferry classique, avec jusqu'à quatre ou cinq départs par jour en été et des liaisons toute l'année. Notre guide des ferries en Grèce compare les compagnies.
  • Depuis Lavrio : environ 2 h 30 en saison. Le port est plus proche de l'aéroport d'Athènes que le Pirée, pratique si vous atterrissez en journée.
  • Depuis Sifnos, Milos et Kythnos : la même ligne ouest dessert les trois îles. Trente minutes pour Sifnos, un peu plus pour Milos, ce qui permet d'enchaîner sans repasser par Athènes.
  • Depuis les Cyclades de l'est : les liaisons avec Paros, Naxos ou Santorin sont rares et saisonnières. Mieux vaut construire son voyage sur la ligne ouest que tenter une traversée.
  • Sur place : le bus part de Livadi vers la Chora environ toutes les heures. Les loueurs de voitures et de scooters sont sur le port.
Un ferry Zante Ferries, compagnie qui dessert la ligne ouest des Cyclades, au mouillage devant une côte aride, avec des baigneurs au premier plan

Comment se déplacer sur Sérifos ?

Le bus

Livadi-Chora environ toutes les heures, en un quart d'heure. En été, il dessert aussi la côte est, Vagia, Ganema et Koutalas, et une boucle par les villages du nord. Deux départs par jour seulement vers Megalo Livadi.

Le scooter

Le bon outil pour l'île : une route en boucle, peu de trafic hors d'août. Attention aux pistes de terre vers certaines plages, et au vent qui déstabilise dans les descentes.

La voiture

Utile pour une ou deux journées, le temps de faire l'ouest minier et le nord. Le parc est réduit : réservez tôt en été. Une seule station-service, au port.

À pied

La Chora est entièrement en escaliers, et plusieurs plages ne se gagnent que par sentier. Les onze itinéraires balisés couvrent l'essentiel de l'île.

Où loger à Sérifos ?

Livadi, la Chora ou une plage ?

  • Livadi : le choix pratique, et celui de la majorité. Le port, les supermarchés, les loueurs, les tavernes du front de mer et deux plages à pied. C'est aussi là que se passe la vie du soir. Moins de charme, mais tout est sous la main.
  • La Chora : pour dormir en haut, avec la vue sur la baie depuis la terrasse. En contrepartie, tout se fait en escaliers et il faut le bus ou un véhicule pour la plage.
  • Livadakia et Psili Ammos : les pieds dans l'eau, pour un séjour plage. Livadakia reste à dix minutes à pied du port ; Psili Ammos oblige à dépendre du bus ou du scooter.
  • Megalo Livadi et le nord : quelques chambres, très au calme, pour ceux qui ont un véhicule et veulent voir l'île sans personne.

L'offre reste limitée. Entre le 20 juillet et le 25 août, réservez plusieurs mois à l'avance, surtout dans la Chora.

Ruelle dallée entre deux murs blanchis à la chaux dans la Chora de Sérifos, avec une fenêtre bleue et la roche de la colline au fond

Quand partir à Sérifos ?

Sa proximité avec Athènes rend l'île accessible toute l'année, mais la vraie saison reste courte.

Mai, juin et septembre

La bonne fenêtre. Les plages sont libres, Psili Ammos comprise, les sentiers praticables et les prix raisonnables. L'eau est agréable dès juin et encore meilleure en septembre.

Juillet et août

Tout est ouvert, les bus d'été tournent, mais Livadi et la Chora sont pleines et le meltem impose son rythme. Réservez l'hébergement et le véhicule bien à l'avance.

Octobre

Belle lumière, mer tiède, île presque vide. Une partie des tavernes ferme après la mi-octobre et les bus de plage s'arrêtent : un véhicule devient nécessaire.

De novembre à avril

Les ferries continuent de desservir l'île, mais presque tout est fermé. Pour les randonneurs qui veulent la Chora et les sentiers pour eux seuls, avec une météo changeante.

Voir notre guide mois par mois pour partir en Grèce →

Manger à Sérifos

Sérifos n'a pas la réputation gastronomique de Sifnos, mais elle a des fromages qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

  • La revithada : des pois chiches cuits toute la nuit au four dans un pot de terre, avec du romarin. Le plat du dimanche, sur l'île comme chez sa voisine.
  • Le tyri tou lakkou : un fromage affiné enduit de lie de vin et stocké en jarre avec de la sarriette, qu'on ouvrait traditionnellement le 14 septembre. Puissant, et fier de l'être.
  • La louza : un filet de porc séché à l'air, parfumé au cumin, à la coriandre et à l'ail, servi en fines tranches avec l'ouzo.
  • Le poisson à Megalo Livadi : les tavernes de la baie travaillent avec les barques locales, tables au ras de l'eau. Pour replacer ces plats dans l'ensemble du répertoire, notre guide de la cuisine grecque fait le tour des spécialités.

Budget : Sérifos coûte-t-elle cher ?

Moins que Sifnos, beaucoup moins que Santorin. Les écarts se font surtout sur l'hébergement en août. Repères indicatifs pour 2026 :

  • Chambre double correcte en juin ou septembre : 70 à 110 € la nuit, souvent le double au pic d'août.
  • Repas complet en taverne, vin local compris : 18 à 28 € par personne, un peu plus sur le front de mer de Livadi.
  • Scooter à la journée : 25 à 35 €. Voiture : 45 à 70 € en haute saison.
  • Trajet de bus : environ 2 €, souvent en liquide.
  • Ferry Le Pirée-Sérifos : environ 30 à 45 € en classique, 55 à 75 € en navire rapide.

Prolonger : Sifnos, Milos et le reste des Cyclades

Sérifos ouvre la ligne ouest, la moins fréquentée des trois grands axes de ferry de l'archipel. Sifnos est à trente minutes pour les villages et la table, Milos un peu plus loin pour ses paysages volcaniques, et la ligne continue jusqu'à Kimolos et Folegandros. Si vous hésitez encore sur les îles à enchaîner, notre guide de l'archipel les compare une à une.

Découvrir notre guide pour visiter les Cyclades →

Questions fréquentes pour visiter Sérifos

Est-ce que Sérifos vaut le coup ?

Oui, si vous cherchez une Cyclade authentique plutôt qu'une Cyclade confortable. Sérifos a l'une des plus belles Chora de l'archipel, des dizaines de plages dont beaucoup restent désertes en août, et un pays minier qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans les îles. En revanche, l'hébergement haut de gamme est rare, l'ouest de l'île demande une voiture, et la table est moins réputée qu'à Sifnos. À 2 h du Pirée en navire rapide, c'est aussi l'une des Cyclades les plus faciles à rejoindre depuis Athènes, ce qui en fait une bonne première ou dernière étape.

Quelle île choisir entre Sérifos et Sifnos ?

Tout dépend de ce que vous venez chercher. Sérifos est plus brute : relief pelé, plages sauvages, mines, peu de monde hors de Livadi. Sifnos est plus douce et plus verte, avec des villages plus nombreux, la meilleure cuisine des Cyclades et cent kilomètres de sentiers balisés, mais elle est aussi plus fréquentée et plus chère. Comme les deux îles ne sont qu'à 30 minutes de ferry, le meilleur choix consiste souvent à ne pas choisir : trois nuits à Sérifos, trois nuits à Sifnos.

Quelles sont les plus belles plages de Sérifos ?

Psili Ammos pour le sable blanc et les tamaris, à condition d'éviter le cœur de l'été. Agios Sostis pour ses deux criques séparées par une langue de sable et sa chapelle au bout. Kalo Ampeli pour l'eau la plus claire de l'île, qui se mérite à pied. Livadakia pour la baignade facile près du port. Et Avessalos, à l'ouest, seule plage de l'île ouverte sur le coucher du soleil. Beaucoup n'ont ni ombre ni buvette : emportez parasol et eau.

Combien de jours faut-il pour visiter Sérifos ?

Trois jours suffisent pour la Chora, quatre ou cinq plages et le site minier de Megalo Livadi. Comptez quatre à cinq jours si vous voulez marcher sur les sentiers balisés et atteindre les criques qui ne se gagnent qu'à pied. En deux jours, vous verrez la Chora, une plage et Megalo Livadi, ce qui reste une belle escale sur la route de Sifnos ou de Milos.

Peut-on visiter Sérifos sans voiture ?

En partie. En été, le bus relie Livadi à la Chora toutes les heures environ et dessert Psili Ammos, Agios Sostis, Agios Ioannis, Vagia, Ganema et Koutalas, ainsi qu'une boucle par les villages du nord. Pour Megalo Livadi et l'ouest minier, il n'y a en revanche que deux départs par jour. Louer un scooter ou une voiture à Livadi pour une ou deux journées est donc le bon compromis. Le parc de location est réduit : réservez à l'avance en juillet et en août. L'unique station-service de l'île se trouve au port.

Comment aller à Sérifos depuis la France ?

Sérifos n'a pas d'aéroport. On vole sur Athènes, puis on prend le ferry au Pirée : environ 2 h en navire rapide, jusqu'à 4 h 30 en ferry classique, avec plusieurs départs par jour en été. En saison, le port de Lavrio, plus proche de l'aéroport d'Athènes, propose aussi des liaisons. Notre guide des ferries en Grèce compare les compagnies et les bons moments pour réserver.

Quels sont les avis sur l'île de Sérifos ?

Les voyageurs retiennent surtout la Chora, jugée par beaucoup plus belle que celles de voisines plus connues, le calme des plages hors de Livadi et le côté non formaté de l'île. Les réserves portent sur le relief très sec, que certains trouvent austère, sur la nécessité d'un véhicule pour l'ouest, et sur la saturation de Psili Ammos en août. Autre point soulevé depuis 2024 : Europa Nostra a inscrit les Cyclades, dont Sérifos, parmi les patrimoines les plus menacés d'Europe, en raison de la construction de villas neuves autour de Livadi.

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